CFDRM > Livres de la bibliothèque du CFDRM Livres de la bibliothèque > Tous les livres du XXIe siècle > fiche technique
Date de création : mercredi 20 février 2019, 9:27 - dernière modification : mardi 17 septembre 2019, 11:23

Livre ouvert à l'emprunt
Travail en cours chapitre V p. 250/479 : mise en hiéroglyphes des passages pouvant concerner le massage. Voir Restitution de texte afférent au massage.

TITRE : Est à votre disposition Médecins et magiciens à la cour du pharaon. Une étude du papyrus médical Louvre E 32847.

AUTEUR : Thierry Bardinet, docteur en sciences historiques et philologiques de l'École pratique des Hautes Études. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur la médecine et la botanique de l'Égypte ancienne.

– Les nouvelles technologies de lectures et de détection moléculaires de l'emplacement des encres pourront probablement amener plus d'information sur ce texte mais l'auteur dit page 53 bien qu'il a travaillé sur photographies et que le texte était encore en cours de nettoyage.

.

COÉDITEUR : Khéops et musée du Louvre.

Date d'édition : 2018.

Réédition :

Lieu d'impression : Paris, France.

LANGUE : français.

FORMAT : 1 volume complet, 24 x 2,5 x 16,03 de 480 pages.

ISBN 10 : 291614210X.

ISBN 13 : 978-2916142104.

Droits : réservés.

Crédit photographique : réservé.

Identifiant : http://www.cfdrm.fr

Numéro d'archives :

RELIURE : cartonnée souple.

ILLUSTRATIONS : oui.

ETAT : neuf.

BIOGRAPHIE & THÈME : égyptologie, (possiblement massage en Afrique) - voir Bibliographie africaine générale mais aussi le Lexique hiéroglyphique du CFDRM.

POIDS : gr.

Résumé :

 

 

Description : Acquis par le musée du Louvre il y a une dizaine d’années auprès d’un antiquaire, ce papyrus médical (Louvre E 32847), traduit et étudié pour la première fois par Thierry Bardinet, semble d’ores et déjà promis à compter parmi les grands textes de l’Antiquité. Écrit peut-être par le médecin personnel d’Aménophis II Information ouverte dans une nouvelle page (1424-1398 av. J.-C.), ce texte enseigne les bonnes pratiques à ceux qui exerceront la médecine auprès du Pharaon. Affections tumeurs, maladies graves, lésions cancéreuses… y sont observées et traitées. Ces dernières sont attribuées au dieu Khonsou Information ouverte dans une nouvelle page. Pour lutter contre ce dieu égyptien, le médecin doit faire alliance avec « la majesté Seth Information ouverte dans une nouvelle page des Apirous Information ouverte dans une nouvelle page », tribu nomade dans la région d’Édom Information ouverte dans une nouvelle page, près du mont Laban. L’égyptologue émet l’hypothèse que cette assertion serait liée à une légende concernant ces sécrétions de sève du tamaris qui pousse dans cette région. « L’appellation “manne des Hébreux”, observe-t-il, vient des commentateurs modernes du livre de l’Exode pour qui la manne des Israélites serait […] les gouttelettes solidifiées provenant de la sève de tamarix mannifera Information ouverte dans une nouvelle page. » Étonnant !
Benoît de Sagazan.

Quatrième de couverture : Ce papyrus médical est un document exceptionnel qui date du règne d'Aménophis II. Son auteur l'a rédigé pour l'instruction de ses futurs confrères qui exerceront les fonctions de médecin personnel du pharaon et de chef de tous les médecins.

Le papyrus rassemble tout d'abord les signes des affections qu'un médecin de cour pouvait observer chez ses patients souvent âgés. Suit un traité sur les tumeurs, à la fois magique et rationnel, étonnant par sa description des lésions observées et des pronostics qu'il propose. Il explore le domaine des maladies graves et incurables comme les cancers et les lymphomes et ne se limite pas au savoir-faire et aux recettes convenues des livres de médecine traditionnels. La précision des observations cliniques est stupéfiante et nous pouvons parfois y reconnaître des affections qui n'ont été diagnostiquées que récemment.

Les lésions observées, comme celles des cancers, sont attribuées au dieu égyptien Khonsou Information ouverte dans une nouvelle page. Le médecin, pour organiser la lutte contre ces maladies et éviter lui-même d'en être atteint, utilise une plante sacrée d'origine mésopotamienne. Puis, pour lutter directement contre Khonsou, il fait alliance avec le dieu d'un groupe de tribus nomades présent en Transjordanie méridionale, un dieu unique et querelleur qui « met le feu aux autres dieux ».

Après ce traité, vient un texte sur la momification qui nous en dévoile enfin les secrets perdus, puis une liste complémentaire de recettes médicales. À travers la transcription du texte égyptien, sa traduction et son commentaire, cet ouvrage convie ainsi le lecteur à la rencontre d'un médecin d'il y a 3500 ans, dépositaire d'une tradition millénaire et qui a su, avec ses connaissances, sa logique thérapeutique et son acuité intellectuelle, explorer des chapitres nouveaux de la pathologie humaine.

Commentaires : le 15 février 2019 je recevais ce mail de mon ami Nicolas Buire qui m'alertait sur la présence du mot massage dans cet ouvrage "Je le feuillette actuellement et je trouve en Index des mots comme le verbe "masser" cité 3 fois avec 2 translittérations en égyptien ancien différentes (je ne peux hélas te les proposer qu'en version phonétique "à ma sauce" car je ne peux pas te scanner le texte.) Ces termes sont "iabi" et "khenem". Il y a la même chose concernant les termes "oindre, enduire", "palper", etc. Bien sûr, la transcription hiéroglyphique de ces termes existe dans le livre car chaque paragraphe du Papyrus du Louvre E 32847, recto et verso est figuré ainsi que les traductions suivies de Thierry Bardinet, qui est docteur en sciences historiques et philologiques de l'École pratique des Hautes Études, et l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur la médecine et botanique de l'Égypte ancienne."

Les pages où intervient le mot "masser" dans une thérapie sont : Chapitre 1. Recueil de médications pour la cour royale - Patients présentant des dermatoses, 71 (et "masser" se situe p. 72) (massant p. 82) et Chapitre V. Médications complémentaires pour la cour royale - Livre du ricin, 249 (et "masser" se situe page 250).

Il est à noter que le pLouvre présente des correspondances avec celui de pSmith mais aussi celui de pEbers Information ouverte dans une nouvelle page.

Fiche de repérage (mots clef) : à compléter

TDM : Traite ou emploie des termes liés au massage :

Égypte, enduire (pp. 55, 64-65, 81), masser p. 72), (massant p. 82)  p. 250, onguent(s), onction, oindre, oint, enduire, embaumement, massage de l'anus, graisse, assouplir, (frotteras), trituré, .
Les huiles et/ou graisses masso-compatibles citées : graisse d'oie, graisse de taureau, huile de lin, graisse d'hippopotame, graisse de crocodile, graisse de poisson mugil, graisse de silure, huile de ben, .

Dossier afférent : Quel masso-contenu pour le PLouvre entre 1550 et 1050 av J.C. E 32847, 28 mars 2019 par Alain Cabello-Mosnier.

Masso-contenu :

Bibliographie :

Livre en ligne sur :

Provenance : Paris, France.

Incorporation : samedi 2 mars 2019, 11:02, Prix éditeur : 38 TTC.

Accès à l'emprunt : oui.

Statut de l'ouvrage : don.
Reconnaissance associative : faisait partie de la collection privée d'Alain Cabello-Mosnier.

______

Restitution de texte afférente au massage : (partielle) par A. Cabello-Mosnier, avec listage des hiéroglyphes corrélés au massage, restitution de textes et appareil critique.

Ne pas lire, en cours de rédaction.

— L'objectif ne tient qu'à un seul, unique et perpétuel mot, c'est massage, rien que le massage, partout, toujours et encore le massage quelle que soit sa forme. Il s'agit donc de proposer ici ce que le CFDRM de Paris est fondé à faire en recherchant ces traces, ces mentions même ténues dans les ouvrages les plus improbables en proies aux oublis mal foutus. J'ai poussé le vice jusqu'à m'initier sans prétention aux hiéroglyphes en m'adossant à l'égyptologue Richard-Alain Jean pour voir si, sous ces feuilles de papyrus hermétiques je ne pourrais pas trouver et rassembler ce qui s'y rapporte. Bien sûr, à ma maladresse, il ne s'agissait pas d'ajouter l'approximation des ouvrages d'égyptologie grand public mais de ne compulser que des publications universitaires garantes de la pertinence des sources comme avec Médecins et magiciens à la cour du pharaon. Une étude du papyrus médical Louvre E 32847, de Thierry Bardinet, Ed. Khéops et musée du Louvre, Paris, 2018 qui contient de sérieux masso-éléments constatés. Il ne faut donc pas regarder ce travail comme définitif mais comme une contribution.

 

Ma méthodologie est toujours la même, elle consiste d'abord à lire l'ouvrage extrêmement consciencieusement, ligne par ligne comme un scaner afin que cette lecture soit définitive et je rassemble dans la fiche technique du livre, au fur et à mesure, tout le matériel masso-compatible que je trouve comme un masseur-moine-copiste.

Donc je liste, je référence, je disperse, je ventile à travers le site ce qui peut l'enrichir puis, lorsque ce travail de coupes claires est terminé, je procède à la rédaction d'un nouvel article nourrit de ce que j'aurai retenu dans ces filtres et cribles afin de disposer d'un appareil critique valable autour de la place du massage et de son emploi, comme par exemple ici à l'époque d'Amenhotep II Information ouverte dans une nouvelle page (1424-1398 av. J.-C.).

Soyons clair, si il s'agit de rechercher quelques palper/rouler égyptisants il vaut mieux renoncer, mais ce n'est pas parce qu'en l'état de nos recherches nous n'avons isolé aucune trace de massage dans le quotidien des égyptiens qu'il n'y en eut jamais. Le massage ne laisse pas de trace, n'a besoin d'aucun mobilier spécifique qui puisse être retrouvé, l'écriture est réservée aux scribes et à l'élite, ces productions sont rares, chères et terriblement friables ce qui rend les chances d'en retrouver limitées. Mais si nous n'avons pas encore de parcours narratif pour un massage de bien-être, la médecine n'en est pas pour autant démunie et elle liste tout. La recette médicinale doit être écrite, propagée sur un ADN végétal, l'animal et/minéral qui vient s'orchestrer autour de diverses gestuelles, passes, pressions qui nous sont parvenues. Le massage se présente alors comme une alternative soit additionnelle dans un dispositif thérapeutique soit de manière plus nécessairement déductive lorsque la constitution d'un onguent exige d'être répandu constituant de fait un massoïde susceptible le coup d'être écrit, recopié et donc trouvé.

De fait, nous utilisons de ce qui nous tombe factuellement sous les yeux pour extraire cette masso-présence en Égypte. Ainsi, nous aurons des entrées comportant des masso-signaux forts avec l'emploi de terminologies telles "onguent, onction, oindre, enduire et parfois même "masser" utilisées par l'auteur, Thierry Bardinet, et le plus souvent des masso-signaux faibles qu'il s'agira de proposer comme base possible pour ce travail dûment documenté.

Il est important de bien saisir que nous devons travailler à partir de deux masso-contenus distincts des plus anciens aux plus modernes et tout aussi valables à savoir, ceux à divers degrés présents dans les papyrus étudiés comme ici celui du Louvre n° E 32847 mais aussi à partir de celui présent dans les bibliographies des égyptologues comme les docteurs Bardinet, Jean jusqu'à Capart en 1907 employant pour ceux-ci nommément le mot massage.

Pour l'heure je me contente de relever chaque formulation ayant dans sa composition une huile, une graisse qui pourrait déclencher le massage en allant du simple passage sur la peau à la friction clairement indiquée.

Je cherche donc encore un moyen pour graduer plus finement l'importance des paragraphes en présence afin de les rendre immédiatement repérables à l'oeil mais pour l'heure je les qualifie d'Entrée primaire en rouge pour les contenus masso-compatibles et de NOTES les informations que j'apporterai parfois en appui du texte de l'auteur. Parfois je mettrai des translittérations en rouge pour spécifier un problème sur un caractère d'alphabet spécial que je n'ai pas afin que je puisse y rectifier ultérieurement.
Je re-tape également les
hiéroglyphes masso-pertinents avec le logiciel JSesh et pour éviter les erreurs et faciliter les vérifications, je restitue la formule numérique ainsi obtenue.

 

Le support

Le papyrus médical Louvre E 32847 date du Nouvel Empire correspondant au règne d'Amenhotep II ou Aménophis II Information ouverte dans une nouvelle page (pour la version hellénisée) 1424-1398 av. J.-C. Acheté par l'Etat en 2005 il sera élevé au grade de Trésor national. Il couvre huit pages rédigées à l'attention des médecins de haut rang de la cour du roi. Page 31 nous noterons une entrée masso-thanato-morbide qu'il me tient à coeur d'exploiter : "Ce texte ne concerne pas la pratique, mais la surveillance par un médecin des soins post-mortem permettant d'assurer la conservation du corps des grands personnages de la cours d’Amenhotep II Information ouverte dans une nouvelle page (1424-1398 av. J.-C.), au moyen d'onguents spécifiques conçus comme des prt, des "médications". Le contenu de ce texte concerne une phase cruciale de l'embaumement : la protection de la maladie contre les agents de la maladie, agents particulièrement retors, accusé d'ailleurs dans notre papyrus de répandre les cancers, qui continuaient après la mort en dégradant le corps du défunt.
Dès lors que l'on considère la façon dont les égyptiens regardent la maladie, à savoir, comme une attaque démoniaque profitant des ouvertures du corps, nous pouvons alors argumenter dans le sens d'une spécialisation thanato-morbide de notre massage qui monte clairement au front avec une gestuelle dont les métriques tactiles et les pressions linéaires vient naturellement pousser le mal hors du sujet."

Pour terminer, peut-être pourrions-nous faire cette observation symbolique sur la chaîne d'écritures et de reprises que constituent ce stemma codicum Information ouverte dans une nouvelle page élargi qui courre ainsi sur 3260 années partant du CFDRM de Paris, qui, par Alain Cabello-Mosnier travaille en 2019 à partir du livre du docteur Thierry Bardinet sortit en 2018 grâce à un achat effectué en 2005 par l'Etat français, ce qui en fait le premier auteur à publier sur ce papyrus E 32847 vers 1424-1398 av. J.-C. Mais ce n'est pas encore assez vertigineux puisque nous pouvons nous enfoncer encore davantage dans l'histoire en retrouvant des recettes pharmacologiques empruntées à d'autres volumens comme (pEbers Information ouverte dans une nouvelle page {vers -1500}, pHearst Information ouverte dans une nouvelle page {vers -1550} et même jusque dans le pRamesseum Information ouverte dans une nouvelle page, {vers -1900}).

 

Table en lien avec des entrées masso-compatibles

 

 

  1. 1ère entrée primaire sera davantage une piste peut-être exploitée plus loin dans l'ouvrage mais que je souhaite mentionner ici. Page 43, 2eme paragraphe où il est fait mention d'un homme souffrant de douleurs au bas-ventre et "des remèdes pour les affections du vagin avec des traitements qui se poursuivent en bas de la colonne, mais presque illisibles." Donc là, comme j'avais déjà abordé le cas d'une matométrie nécessitant un massage de la vulve dans Un massage obstétrical en Égypte entre la XVIIe et VIe dynastie chez Edwin SMITH (1822-1906), par Alain Cabello-Mosnier, 10/07/2018 je l'indique afin de voir si, parmi ces maux, il n'y aurait pas l'emploi de quelques gestes ou préparations qui rendraient le massage utile, même modestement.
  2. Page 44 NOTES "Les recettes égyptiennes pour les troubles urinaires sont bien attestées grâce au papyrus Ebers qui rassemble un chapitre spécial." et en effet, nous lisons dans Santé et hygiène de l'enfant dans l'Égypte ancienne, par Pascal Hennequin 2001 PDF TDM Fiche techniqueun massage déductif du ventre dans le cadre d'une rétention urinaire chez l'enfant.
  3. p. 45 NOTES Les égyptiens de cette époque ne nommaient pas les maladies comme le feront les grecs mais regroupent les signes en fonction des lésions constatées en les rassemblant dans un ordre descendant allant de la « tête au talon » pour tenter d'en chasser le démon. p. 48. Selon la gravité de la maladie on va réciter une formule magique pendant la prise du médicament à la fois pour tenter de chasser le démon à l'origine du mal mais aussi pour protéger le médecin qu'il pourrait être tenté de contaminer à son tour par malice. De plus, l'incantation se devait aussi de l'empêcher de revenir si tant est que cela soit possible puisqu'il la prise orale obligeait l'entité maléfique à fuir par la voie indigne qu'était l'anus afin d'échapper à la potion mais par laquelle il pouvait aussi revenir dès que ses effets s'étaient estompés. Bien entendu il y a deux sortes d'interventions malignes, soit un démon dont c'est la nature soit une divinité courroucée qu'il s'agira d'amadouer.

Patients souffrant de douleurs au bas-ventre (1/1)

  1. Page 49, deuxième entrée primaire toujours pour protéger l'anus de la personne atteinte, « Autre (médication) : Rx+1.7 salive (litt. eau) avec larmes et graisse. Ce sera mangé par l'homme [=le patient/la patiente] et on placera de la graisse <sur> une compresse sur son anus et dans l'anus d'une telle (née) d'une telle, selon ce qu'à préconisé Horus. »
    [Donc ici, certes nous n'avons pas de
    massage clairement mentionné mais il ne saurait être laissé de côté que l'application de la compresse complétée par son matériel médicamenteux ait probablement donné lieu à de légers mouvements destinés à imprégner la peau de cette protection. De la même manière, l'enfoncement de la charpie utilisée contient bien les éléments constitutifs d'un massage par destination ne serait-ce qu'au regard des frottements textile/tégument facilité par le corps gras.]
    Fig. 1

    Formule JSesh correspondante : $r-V31A:X1-$b-D21-Z1-N35A-D2-Z1-D9-D4:Z2-D2-Z1-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-Z11-G17-A2-M17-N35-O34:A1-Z1-V28-N35:D36-!
    D21:D36-X1-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-+l<+s-D2-Z1-+l>+s-I9:X1-X1-Z7-F37-D2-Z1-F22-M17-M17-X1:F51-I9-G17-F22-!
    M17-M17-X1:F51-Y5:N35-X1:Y1-Aa1:D21-G5-G7
  2. ...NOTES A. C.-M.: En annotation secondaire et juste pour l'avoir quelque part, nous avons ensuite en bas de page, sur une ligne hiéroglyphique comportant de nombreuses parties manquantes une évocation d'huile de ben dont l'application et l'usage confine au massage sans qu'il ne soit mentionné puisque la phrase est trop courte.
  3. Page 50 NOTES A. C.-M.: nous retrouvons dans ce pLouvre E 32847 les affections vaginales dont traite aussi le pEbers Information ouverte dans une nouvelle page que j'avais traité dans Un massage obstétrical en Égypte par Alain Cabello-Mosnier, 14/11/2017 en partant des travaux de l'égyptologue Richard-Alain Jean auteur de Histoire de la médecine en Égypte ancienne, Angers, 1er novembre 2017 : « Clinique obstétricale égyptienne - VII. Nous nous rappelons que les deux papyrus sont très proches par leur époque et leurs influences médicale.
  4. Page 54, [Troisième entrée secondaire masso-compatible] nouveau registre hiéroglyphique qui prête à interrogation sur la nature des mouvements nécessaire pour constituer un "Médication pour une femme [...] Rx+2.1 huile de ben fraîche qui sera placée à l'intérieur du vagin et lui faire mâcher des baies de genévrier-macrocarpa Rx+2.2  et des rhizomes de papyrus ; et on t'aura fourni une statuette en argile crue qui aura été malaxée avec des rhizomes de papyrus. Sera placé sur sa tête [celle de la statuette] Rx+2.3 un bandage de lin fin trempé dans de la gomme douce et ce sera placé à l'intérieur de son vagin, jusqu'à sa guérison."

[Le plan proposé met en action une huile de ben fraîche qui sera placée à l'intérieur du vagin dont on peut déduire soit un scénario statique consistant juste à l'y faire couler comme dans un bol l'oléagineux, soit de dégager un masso-schéma plus dynamique avec une possible utilisation des doigts même si ce n'est pas spécifié.
Il s'agira ensuite de
malaxer (et donc de manipuler avec ses doigts) avec des rhizomes de papyrus et de l'argile pour en faire une statuette dont le bandage de lin ayant ceint la tête sera ensuite introduit dans l'orifice vaginal humecté de gomme. Ici aussi le massage est isolé à une seule séquence d'introduction qui est déjà suffisant pour en faire une gestuelle masso-compatible sans préciser s'il doit se répéter en va-et-vient et donc en massage tel que nous nous le représentons mais au regard des amenés déductifs déjà effectués par des égyptologues comme Richard-Alain Jean et la masso-sensibilité que je m'efforce de développer, l'argument tient.]

  1. Page 55 [Troisième entrée secondaire masso-compatible] Lésions traumatiques de la face avec application d'un masque sur la partie blessée : "Rx+3.1 épautre-mymy ; eau de gomme ; cire. Cuire, [ajouter des] raisins, et enduire l'endroit où se trouve l'os." L'onction en présence doit avoir davantage valeur d'emplâtre, de recouvrement d'une préparation et il est difficile de savoir dans quelle mesure l'intention est de faire pénétrer la solution dans la peau afin d'atteindre la partie malade.

[De manière générale nous considèrerons que le principe d'application est une des résultantes possible du massage convoquant ici un produit, qu'il procède d'elle et que, même si le rendu peut présenter un aspect incertain, diaphane au regard de ce que l'on peut attendre d'un massage d'Épinal, nous restons sur ses fondamentaux originels.]

Patients atteints de lésions traumatiques de la face (3/3)

  1. Page 56 [masso-compatible déductif] "Les médications qui suivent maintenant sont des variantes qui doivent être appliquées en utilisant onguents et bandages :
    «
    Autre (médication) : ver-pqrw cuit à la graisse d'oie. Oindre avec. » Se retrouverait dans le pHearst Information ouverte dans une nouvelle page = H. 225.
    Fig. 2

    Formule JSesh correspondante : $r-V31A:X1-$b-I14:Z1-Q7-U7:D21-V28-W24:Z2-O34:X1-G39-Z1-Aa13:O34-V28-W24:D40-M17-G17
    [Donc= oindre avec la Côte animale Aa15 et le Vverrou O34. Ici il faudrait voir ce qui confine au massage, si c'est la côte et le verrou ou le pot et le bras.]

Les formules hiéroglyphiques qui suivent sont sur le même registre avec pose d'un bandage ce qui nous laisse la latitude d'imaginer que la préparation proposée qui vient s'appliquer sur la peau avant l'intervention de contention pouvait possiblement faire l'objet d'une application masso-compatible :

  1. Fig. 3
    « Autre (médication) : étamines (?) de la plante-s'm ; Rx+3.4 graisse. On posera un bandage [sur] cela pendant 4 jours) »

    Correspondance JSesh : $r-V31A:X1-$b-F22-Z1:Z2-W24-Z1-S29-D36:G17-M2:Z2-U7:D21-V28-W24:Z2-Aa2:D40-[[-X1-Z7-D2:D21-S29-]]-D21-N5:Z2
  1. « Autre (médication) pour : sa chair : résine-hmt ; graisse de taureau [...] graisse/huile [...] préparer en une seule masse. On posera un bandage [sur] cela pendant 4 jours) » [Ici il y a une interrogation sur la formule préparer en une seule masse qui pourrait laisser penser qu'il s'agirait davantage d'un emplâtre et donc d'une matière plus posée sur zone que massoïde.]
  2. Page 57 – « Autre (médication) : miel travaillé au-dessus du feu ; baies de genévrier-macrocarpa ; plante [...]. On posera un bandage [sur] cela pendant 4 jours) » [Idem, nous n'avons pas d'indications suffisantes au regard des manquements du papyrus et du fait qu'à l'heure où l'ouvrage était publiait, le document n'avait pas fait d'objet d'un nettoyage donc le spectre massoïde reste très faible comme l'entrée qui suit : ]

Page 59

  1. Fig. 4
     – « [Autre (médication)] : résine-shrt [...]. On posera un bandage [sur] cela pendant 4 jours) » A retravailler

Page 60 - Patients blessés par des épines (4/4)
[masso-compatible déductif] Préparations par application sur la blessure localisée d'une épine de végétaux. De la même manière il est plus que probable que l'utilisation des formules dispensées nécessitent de petits gestes circulaires certes, très légers mais hautement masso-compatible :

  1. Fig. 5 - (1/4)

    « [Autre (médication) : excrément d'âne. Ce sera Rx+4,13]langé [avec une solution aqueuse de manne et placée sur son orifice (=l'orifice d'entrée de l'épine).] »
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-$b-Aa2:Z2-O29:D53-E20-G1-]]-W19-M17-G43-A24-[[-D2:Z1-V28-S29-Aa17-G1-N35A-W24:Z2-D21:D36-D21-D21:Z1-S29-]]
    [NOTE A. C.-M.: Dans cette préparation nous nous appuierons sur cette solution aqueuse de manne qui est un excrétat végétal qui pourrait être de nature à fournir une solution liquide plus propice à la pénétration et donc, au massage.
  1. Fig. 6 - (2/4)

    « (Autre (médication) : Semence d’un jeune garçon et (secrétions) d’une jeune fille. Ce sera appliqué à [cela]. » (en fait sur la blessure)
    Correspondance JSesh : $r-V31A:X1-$b-D52:X1-G43-X1-D53:Z2-N35:X1-D36-G17-D36-G17-D53-N35:X1-D36-G17-D36:X1-D53-D37:D21-[[-S29-]]
  2. Fig. 7 - (3/4)

    « [Autre (médication) : crâne de] silure bouilli dans de la graisse/huile. Ce sera appliqué sur son orifice, jusqu'à ce Rx+4,15 qu'elle (=l'épine) soit sortie. »
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-$b-I10:N35:N35-X1:D1-N35:X1-]]-N35:D36:D21-K4-S29-N35:U19-W24-G43-Aa1-Q7-U33-M17-D2:Z1-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-D37-D21-D21-Z1-S29-D21-O1:D21- X1:D54-S29

 Page 61 – suite - fig. 8 (4/4)


  1. « Autre (médication) : encens ; [gomme ; sel marin ; propolis] ; graisse (de taureau) ; ocre rouge ; cire. Ce sera appliqué à cela. C'est un moyen de faire sortir son pus (litt. son eau). »
    Correspondance JSesh : $r-V31A:X1-$b-R8-T22-X1:D21-M5-N33:Z2-G41-[[-M17-M17-X1-N33:Z2-V28-U2:X1-V22:X1-N33:Z2-Aa2:Z2-D36:I9:I9-]]-G39:Z2-V26:D46-W24:Z2-Y5:N35-!
    N37:X1-N33:Z2-Y5:N35-V28-N33:Z2-D37-D21-S29-W25-N35:X1-N35A-S29-Q3-Z7
    [De la même façon nous pouvons toujours supposer que l'exhaure infectieux en cours soit l'objet d'un petit massage circulaire]
  2. Patients souffrants des conduits-mt et des extrémités des membres. - (11/11)
    Les médications pour les atteintes des
    conduits-mt forment un groupe de recettes destinées à traiter des patients souffrants d'ankylose et d'œudèmes des articulations (gonflements-fwt) » [NOTE A. C.-M.: Il faut savoir que ces fameux conduits-mt que nous retrouverons souvent au regard de notre partie désigne les muscles, met, qui sont les organes tubulaires pleins. Les vides comme les artères se disent metou. La formation de massages à venir sera claire avec des traitements à destination d'une population âgée et influente dont les articulations ont besoin de ces manipulations.]

Page 62 - fig. 9 - (1/11)


  1. « Autre (médication) pour soigner un ongle quand il tombe ] : natron Information ouverte dans une nouvelle page ; encens ; ocre ; graisse/huile ; puis saupoudrer du natron sur cela. »
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-N35:X1-S29-D21-G43-Y1{{0,675,100}}**Aa1{{29,3,90}}**Aa2{{525,0,78}}-D51\83**X1{{318,763,100}}**Z1{{1043,594,100}}-Aa1:D21-A15-S29-D21-N23 {{0,457,100}}**N16{{50,0,71}}**Z1{{735,349,100}}-]]-$b-S29-V28-Y5:N35-U32-N33:Z2-R8-T22-X1:D21-M5-!
    N33:Z2-Aa32-X1:Z4-N33:Z2-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-V28-N35:D36-X1-G17:X1-A24-V28-S29-Y5:N35-N33:Z2-D2:D21-S29
  1. Fig. 10 - (2/11) Thierry Bardinet met ici en italique l'assouplissement des parties ankylosées : "Les trois recettes suivantes forment un groupe destiné à assouplir les parties ankylosées et qui est connu par le papyrus Ebers."

    « Autre (médication pour) assouplir les partie ankylosées situées en n'importe quel endroit du corps ] : Rx+4,18 produit-'t ; dattes ; sel marin ; lie de vin ; natron Information ouverte dans une nouvelle page; graisse de taureau et Rx+4,19 d'hippopotame (Ebers : figues) ; mélilot ; miel ; excréments d'âne ; parties-tpw fraîches ; produit-nft ; Rx+4,20 produit-ssk. Ce sera cuit. Poser un bandage sur cela. »
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-S29-W12-N35:N35-A7-G37-N35:M3-X1{{0,637,100}}**X1{{527,636,100}}**Aa1{{276,0,100}}-D40:Z2-G17-D36:X1-V30:X1-]]-$b-I10:D36-X1-N23:Z2-M30-M17-Z7-!
    N33:Z2-U32-N33:Z2-V22:X1-N33:Z2-X1:U30-G1-V28-X1-W24:Z2-N35:X1-M17-D21:Q3-W24:Z2-V28-S29-Y5:N35-U32-N33:Z2-V26:D46-W24:Z2-!
    E1-D46-D58-M17-F28-D36\83**I9{{26,578,105}}-G1-M2:Z2-L2\70**X1{{51,795,64}}**Z5{{411,760,29}}-W24:Z2-V28-S29-Aa2:Z2-O29:D52-E21-X1:Q3-Z7-N33:Z2-S34-!
    N35:Aa1-Z7-Z3-N37:N35-I9:X1-N33:Z2-S29-S29-D28-G1-N33:Z2-Q7-Aa2:D40-D2:D21-S29
    [NOTE - Ce qui est à noter dans cette version préparative (n° 20) c'est que nous la retrouvons à l'identique dans le papyrus encyclopédique dit de pEbers Information ouverte dans une nouvelle page vers 1500 avant notre ère donc plus ancien que celui du Louvre sur lequel nous travaillons et qui, lui n'a pas été écrit pour le même type de population puisqu'il s'adresse à la caste des médecins intervenant auprès de la riche cour d’Aménophis II Information ouverte dans une nouvelle page 1424-1398 av. J.-C.. A l'identique mais avec une variante qui pourrait presque passer inaperçue avec l'échange d'une graisse de figue par une graisse d'hippopotame pouvant possiblement être envisagée comme une erreur de copiste ou une amélioration postérieure, mais aussi pour un leurre parfaitement assumé en vue de ne pas révéler l'exactitude de cette recette à portée magique afin qu'elle ne soit pas dévoyée. Le pEbers est plus ancien mais sa dimension dictionnairique semble le diriger par essence vers un public plus large entre guillemets puisque tout le monde ne s'avait pas lire et écrire donc il était plus à même de passer entre davantage de mains que celles plus élitistes du pLouvre, présenté par l'équipe du Louvre comme destiné à une médecine royale. Si cette hypothèse s'avérait juste alors notre papyrus comporterait assez logiquement la formulation la pus appropriée et la plus magiquement puissante quand l'autre se contenterait d'une variante volontairement moins efficace ou disons, moindrement dosée. En effet, que le premier médecin ou auxiliaire du coin puisse invoquer les dieux en association avec une formulation thérapeutique mal orientée était de nature à dévoyer sa puissance intrinsèque comme si l'entité divine pouvait à la longue se lasser d'être dérangée par n'importe quel intermédiaire en possession de la recette. Les hiéroglyphes sont la langue des dieux, les prêtres-médecins en sont les récipiendaires sous l'autorité du chef des médecins au service du pharaon, les préparations étaient associées à des incantations magiques que l'on disait lors de leur élaboration mais aussi lors de sa prise et tout cela constituait un fragile équilibre fait d'intercessions, de superstitions et d'empirisme qui se posaient comme une marque de clémence de la part des dieux qu'il ne s'agissait pas de mépriser en les banalisant. La magie ne devait pas se retrouver dans toutes les armoires à pharmacie de l'égyptienne de plus de cinquante ans sans développer des résistances magico-antibiotiques. Ce que je dis là n'est qu'un humour coupé d'histoire puisque l'on pensait à cette époque que la maladie ne venait pas d'elle-même mais d'un démon profitant d'une faille pour attaquer le corps en entrant par ses voies naturelles. Nous l'avons vu , le malin, chassé par la potion qu'il voyait descendre par la gorge devait subir l'humiliation de s'enfuir par l'anus, porte inconvenante, et si la charge apotropaïque est mal fagotée, le démon peu revenir de plus belle voire, se retourner contre le médecin lui-même.
    Ce qui m'a néanmoins sauté au yeux c'est que nous avons ici, en quelque sorte, quasiment l'expression d'un exercice illégal de la magie médico-religieuse que l'autorité médicale se proposait insidieusement de rendre, sinon inopérante par ce procédé, en tout cas moins à risque que celle réservée aux prêtres habilités. Pour flouer le non initié, il suffisait donc tout bonnement de remplacer un ingrédient par un autre pour que la chaîne se trouve rompue et modifie la charge divine qui n'était alors pas interpellée avec la même force et n'avait pas à se mobiliser pour une automédication magique qui pouvait, de plus, taper à côté. Comme pour notre chimie du XXIe siècle, en ciblant une maladie par une mauvaise posologie, ou la bonne dose mais pour la mauvaise maladie, ou toute autre surconsommation, l'effet devient nul et possiblement dangereux. Nos pharmacies sont pleines de boîtes de médicaments diversement dosés et dont les plus puissants ne sont délivrés que sur ordonnance ou en milieu hospitalier. Seulement là, parmi les principes actifs pharmacologiques s'ajoutaient le double opérant "principe sacerdotal et principe divin", l'un fondé à solliciter l'autre de droit et le dieu suffisamment bienveillant pour intervenir ponctuellement sur tel cas afin de mettre en fuite le mauvais esprit qui s'était immiscé dans le corps du malade. Surconsommation thérapeutique valait ruption magique et les prêtres, soucieux de l'intérêt général ou de leurs prérogatives d'étiquettes, se chargeaient de brouiller astucieusement les pistes.]

Page 63 - Fig. 11 - (3/11)


  1. « Autre (médication) : plante-twn ; plante-rt ; produit-psd ; fèves ; miel ; Rx+4,21 graisse/huile (Ebers : les deux derniers produits sont inversés) Ce sera broyé. Poser un bandage sur cela. »
    Correspondance JSesh : $r-V31A:X1-$b-X1-E34-E1-M2:Z2-U28-G1-D21:X1-N33:Z2-N8-N33:Z2-E9-Z7-D21-M17-M17-X1-N33:Z2-L2\71**X1{{21,786,76}}**Z5{{423,798,24}}-W24:Z2-!
    +lRx4,21+s-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-Aa27-W24-A24-Aa2:D40-D2:D21-S29
  1. Fig. 12 -(4/11)

    « Autre (médication) : arbre-t-ds ; graisse de taureau ; fèves ; Rx+5,1 encens. Ce sera broyé (pas dans Ebers). On posera un bandage sur cela (=Zb. 672). »
    Correspondance JSesh : $r-V31A:X1-$b-M3:T31-M2:Z2-V26:D46-W24:Z2-E1-E9-Z7-D21-M17-M17-X1-N33:Z2-+lRx\+5,1+s-R8-T22-X1:D21-M6-N33:Z2-Aa27-W24-A25-!
    Aa2:D40-X1-Z7-D2:D21-S29

 Page 64 - Fig. 13 - (5/11)

  1. [NOTE A. C.-M.: Thierry Bardinet explique pour le contexte de cette préparation que son objectif est d'atteindre le mal et de délivrer ses influences phamacologiques aux conduits-mt. Il précise également qu'elle revient à l'identique dans le pEbers Information ouverte dans une nouvelle page et dans le pHearst Information ouverte dans une nouvelle page.]

    « [Autre (médication), pour faire en sorte que le conduit-mt reçoivent les médications] : lait d'une jeune femme ayant mis au monde un enfant Rx+5,3 mâle ; sel marin. Laisser reposer la nuit à la rosée dans un vase-hnw neuf jusqu'à ce que la peau de ce lait se produise. Enduire n'importe quel endroit atteint du corps (pEbers Information ouverte dans une nouvelle page et pHearst Information ouverte dans une nouvelle page : enduire avec (cela) n'importe quel endroit atteint du corps. »
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-N35:X1-D21:D37:X1-O42-Q3:D40-X1:D52-Z7-Z5:Z2-F46\94**D21{{0,717,59}}**X1{{623,697,76}}-N33:Z2-]]-$b-M17-D4\113**X1{{9,597,100}}**X1{{534,598,100}}
    -W24:Z2-F31-S29-S29-X1:Z5-+bRx\+5,+s-+b3+s-G47-!
    G1-M17-M17-D53:A1-U32-X1:N33-Z3-V22:X1-Z7-Z5:Z2-N33:Z2-A55-G17-O4-N35{{4,0,100}}**W24{{0,489,100}}**Z7{{640,470,100}}-W24-W24-Z1-U2-G1-Y1-D21-L1-!
    D21:X1-S29-W19-M17-W24:Z2-M17-D21:Z2-Aa13:O34-A24-D36**X1{{10,624,135}}**F51{{885,545,126}}-Z3-V30:X1
    [NOTE - Cette entrée à ceci d'intéressant qu'elle fait la jonction entre deux autres papyrus (pEbers Information ouverte dans une nouvelle page et pHearst Information ouverte dans une nouvelle page) et l'émergence d'une masso-poésie étonnante. L'enfant doit être mâle et c'est le lait produit pour lui que la jeune femme déposera dans un vase appelé à reposer toute la nuit à la rosée jusqu'à ce que se produise une "peau", j'ai presque envie de dire une nouvelle peau, une peau de lait que l'on déposera sur n'importe quelle partie du corps pour la masser avec puisqu'enduire implique nécessairement un passage répété sur zone en vu de faire pénétrer le principe actif de cette jonction ou conjonction d'ingrédients baignés de nuit et de rosée, en-dessous, aux tréfonds de la chair. Il s'agit presque d'un body-body entre la peau de la personne et celle du lait, celle du malade et celle du nouveau-né.]

 Page 65

  1.  Fig. 14. (6/11) La section qui suit nous renseigne sur les formulations permettant d'assouplir les conduits-mt, qui désigne ici les muscles.

    « [Autre (médication), pour adoucir] : cire ; graisse de taureau ; baies de genévrier-macrocarpa ; produit-fft ; plante-s'm ; produit-ns- ; galène ; miel. Ce sera Rx+5,6 préparé en une seule masse. Poser un bandage sur cela. (les conduits-mt) seront enduits auparavent avec de l'oliban. » (pEbers Information ouverte dans une nouvelle page 651.)
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-S29-M29-G17-O34-]]-$b-++-!+s-+lRx\+5,5+s-$r-[[-D52:X1-Z7-Z5:Z2-G17-D36**X1{{67,770,133}}**F51{{990,731,100}}-V30:X1-]]-$b-Y5:N35-V28-N33:Z2-V26:D46-Z4-N33:Z2-!
    E1-Z1-U13-N33:Z2-N33-D3:Z2-N37:I9-N37:I9-X1-N33:Z2-S29-D36**G17{{8,466,98}}**Z7{{989,1002,100}}-M2:Z2-F20:N37-Z5-N33:Z2-F31-S29-D46-G17-X1-!
    N33:Z2-L2-X1:Z5-W24:Z2-D4-+lRx\+5,6+s-G43-G17-Aa1:X1-O34:Z2-T21:Z2-X1-Z1-Aa2:D40-D2:D21-S29-$r-[[-$b-Aa13:O34__-+l=+s-+lenduire+s-$r-]]-$b-!
    Z7:D40-G17-D36**N35{{21,780,80}}**X1{{898,746,83}}-G4-W24:Z2-T28:D21-F4**X1{{8,798,121}}**Z1{{1012,720,100}}
    [La présence de graisse de taureau est un des marqueurs que l'on retrouve à plusieurs reprises avec le registre oléagineux et spécifié ici par le participe passé enduitqui implique une succession de passages constituant un massage.]
  1. Fig. 15. (7/11) [NOTE A. C.-M.: - Si précédemment il s'agissait d'adoucir, terme évasif qui pourrait se prêter à débat mais immédiatement reprécisé par la mention d'une onction cette fois-ci clairement énoncée, dans la recette qui suit on parle d'abord d'assouplir l'organe pour améliorer une ankylose _partie mise en rouge dans le papyrus_, elle nous renseigne sur son utilisation avant de nous laisser tomber sur sa préparation et son emploi. La suite pourrait relever d'un emplâtre clairement plus décevante mais encore une fois nous n'avons pas d'éléments sur la texture solide, onctueuse ou liquide de la pâte ni comment elle était utilisée. Etait-elle juste versée sur zone avant de bander ou appliquée, délibérément frictionnée ?
    Th. Bardinet nous dit que la formulation ci-dessous est complète et connue du pEbers (-1410 à - ? av. J.-C.) et du pRamesseum Information ouverte dans une nouvelle page  (-1991 à -1783 av. J.-C.).]

    « [Autre (médication), pour assouplir une partie ankylosée située en n'importe endroit (atteint) du corps d'un homme] : natron Information ouverte dans une nouvelle page ; Rx+5,7 fèves ; [plante-twn]. On posera un bandage sur cela. »
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-N35:X1-S29-W11-N35:N35-A7-G37-N35:M3-Aa1{{157,0,113}}**X1{{0,760,82}}**X1{{449,752,84}}-A24-G17-D36**X1{{67,770,133}}**F51{{990,731,100}}-Z3-V30:X1-N35:X1-O34:A1-Z1-]]-$b-V28-S29-Y5:N35-U33-!
    N33:Z2-E9-Z7-+lRx\+5,7+s-D21-M17-M17-X1-N33:Z2-[[-X1-E34:N35-M2:Z2-]]-Aa2:D40-X1-Z7-D2:D21-S29
  2. Fig. 16. (8/11) [NOTE A. C.-M.: - Les graisses se succèdent mais l'on parle de cuir le résulta, donc reste à savoir quelle texture peut avoir l'encens et l'oliban doux, est-ce plus proche de l’emplâtre ou suffisamment onctueux pour être utilisé en massage ?]

    page 66 (suite)
    « Autre (médication) : graisse d'hippopotame ; graisse de crocodile ; graisse de poisson mugil ; graisse de Rx+5,8 silure ; encens ; oliban doux ; miel. Ce sera cuit. Poser un bandage sur cela. » [Suite Ebers 656 et Ram. V, n°II]
    Correspondance JSesh : $r-V31A:X1-$b-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-D46:D58-M17-F28-Z1-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-G17-S29-V28-I3-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-V26:D46-Z7-K3-!
    U7:D21-V28-X1-W24:Z2-N35:D36-+lRx\+5,8+s-D21:K3-R8-T22-X1:D21-M6-N33:Z2-N35:D36-X1-G4-N33:Z2-M29-G17-Y1-L2-!
    X1:Z5-W24:Z2-Q7-Aa2:D40-D2:D21-S29
  3. Fig. 17. (9/11) [NOTE A. C.-M.: - Assouplissement des orteils entrant là aussi dans la catégorie des conduits-mt à destination d'une population riche et âgée souffrant du diabète qui n'était pas connu à l'époque mais dont les médecins devaient traiter les symptômes comme les gonflements, les nécroses. Là aussi ce sera une quasi duplication ou reproduction d'une recette déjà présente dans le papyrus de Ebers. De la même manière je vous la restitue puisque la présence de graisse peut potentiellement rendre la texture ainsi obtenue utilisable pour au massage.]
     
    « Autre (médication) pour assouplir les conduits-mt des orteils : papyrus ; graisse de taureau ; baies de genévrier-macrocarpa ; Rx+5,9 encens frai ; silure ; souchet comestible ; graines de coriandre ; graines de bryone (?); graines de la plante-sr (Ebers donne en plus : arbre-t-ds et galène). Ce sera cuit. On posera un bandage sur cela (= les conduits-mt) une fois assouplis avec de Rx+5,10 l'oliban. » [Ebers 649]
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-N35:X1-S29-W11-N35:N35-A7-G37-D52:X1-Z7-Z5:Z2-W24:Z1-D61-Z1-F51-]]-$b-Y5:N35-V28-Z4-M2:Z2-V26:D46-Z4-W24:Z2-!
    E1-Z1-O1-D21:X1-N33:Z2-N33-D3:Z2-R8-T22-+lRx\+5,9+s-D21:X1-M6-N33:Z2-M13-I10-Y1-W11-M17-Z7-M2:Z2-O1-D21:X1-!
    N33:Z2-M8-G1-Z7-M2:Z2-O1-D21:X1-N33:Z2-Aa1:O34-Aa17-G1-M17-M17-X1-M2:Z2-O1-D21:X1-N33:Z2-S29-Aa17-!
    G1-D21-M17-M2:Z2-Q7-Aa2:D40-X1-Z7-D2:D21-S29-S29-W11-N35:N35-A7-G17-+lRx\+5,10+s-D36:N35-X1-G1-W24:Z2
  4. Fig. 18 - (10/11):

Page 67 (suite)

« Autre (médication) pour assouplir les conduits-mt des orteils : partie-‘m‘‘ de l'orge ; partie-‘m‘‘ du blé amidonnier . Ce sera bouilli Rx+5,11 [dans de la graisse/huile] (Ebers 648 : graisse/huile, cuire dans une seule masse). Poser un bandage sur cela (qui aura été mis) à une température convenable au doigt. C'est vraiment efficace. »
$r-[[-V31A:X1-N35:X1-S29-W11-N35:N35-A7-G37-D52:X1-Z7-Z5:Z2-W24:Z1-D61-Z1-F51-]]-$b-D36-G17-D36:D36-W24:Z2-N35-U10:Z2-!
D36-G17-D36:D36-M2:Z2-N35-M34-X1:Z1-U10:Z2-O34:N35-W24-Z7-Aa1-Q7-A24-+lRx\+5,11+s-[[-G17-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-]]-Aa2:D40-!
D2:D21-S29-G17-S29-D21:I9-Q7-Y1-N35-D50-Z1-V6**Y1{{19,727,100}}**Z1{{993,31,100}}-Z3-U5:D36-Y1-!
[NOTE - La (médication) pour assouplir les conduits-mt des orteils désigne le système veineux de l'orteil pris dans un mécanisme diabétique rencontré par les égyptiens mais sans que le diagnostique que nous en faisons aujourd'hui soit posé. Nous disposons dans ce registre d'une émergence graisse/huile qui peut laisser supposer que la texture finale permettait le massage. Pourtant la précision de Th. Bardinet nous tempère dans notre déduction en convoquant l'antériorité du pEbers Information ouverte dans une nouvelle page et ce cuire dans une seule masse qui nous rapproche davantage de l'emplâtre. Pour terminer avec préparation, nous ne pourrons évidemment pas ignorer le doigt malheureusement convoqué ici pour sa sensibilité à la chaleur sans autres indications sur ses pratiques associées. Participe-t-il à répandre le médicament ? Se contente-t-il de l'étaler comme un enduit dont on voudrait laisser une épaisseur avant de la recouvrir d'un bandage ou procède-t-on à de petites circularités, à un cadrillage digité avec intention de le faire pénétrer ? Rien n'est dit.]

 

  1. Fig. 19. (11/11) « [...] Rx+5,12 [...] Rx+5,13 [...] cumin ; cire [...] Rx+5,15 graisse [...] graisse/huile [...] ; ocre rouge ; encens [...] feuille de [...] (?) [...] évacuation. [C'est un moyen de] vider Rx+5,16 [son] ventre. »

    Correspondance
    JSesh : [[-+l1ère ligne illisible sur 13 hiéroglyphes+s-]]-!
    +lRx\+5,12+s-[[-//-+l...+s-//-]]-+lRx\+5,13+s-[[-//-+l...+s-//-]]-X1:Q3-N35:N35-N33:Z2-Y5:N35-V28-Z4-N33:Z2-+lRx\+5,14+s-V26:D46-!
    X1-W24:Z2-[[-//-+l...+s-//-]]-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-Y3-Z7-N33:Z2-+lRx\+5,15+s-R8-T22-X1:D21-M6-N33:Z2-[[-//-!
    //-//-]]-F21-Z1:N35-[[-//-//-]]-M2:Z2-[[-//-//-//-//-//-//-!
    //-//-//-//-]]-Z7-O34:N37-X1:Aa2-Z7-M12-G1-A24-+lRx\+5,16+s-F32**X1{{31,762,100}}**Z1{{957,581,100}}-[[-I9-]]
  1. [NOTE A. C.-M.: Pages 68 et 70 nous avons deux entrées sur fragiles mais pas inexistantes de massages par pressions glissées sur une plaie afin d'en faire sortir sang, pus et malin avec ici l'emploi du verbe frotter mais davantage dans le sens de faire saigner puisque là nous sommes encore en présence d'une épine d'acacia "« Tu frotteras pour que sorte (tout) le sang dont-elle est la cause (avec) ; graisse de chien ; » etc. Alors je ne vous restitue pas le hiéroglyphe complet mais seulement pour rappel celui de frotterqui s'y trouve composé du vêtement plié S29 suivit du roseau (yod) M17 puis dans un cadrat, la perche du Nil (Tilapia nilotica) (bilitère K1) se superpose le filet d'eau N3.]

Page 70 - Patients dont les plaies cicatrisent mal (1/1)

  1. Fig. 20 - (/) [NOTE A. C.-M.: - idem, il est toujours difficile de définir la texture finale et l'emploi qui sera fait de la mixture ainsi que le degré réel d'implication du massage, qui, nous le savons, peut commencer à des niveaux infra (toucher = proto-massage) qui échapperait à l'idée que s'en font, par défaut, nos contemporains.]

    « [Autre (médication) pour tirer le sang (hors) de l'orifice d'une] Rx+6,6 [plaie] : cire ; graisse de taureau ; (Ebers graisse (de taureau)) ; huile de ben ; miel ; plante-rt ; orge bouillie. Ce sera cuit et préparé dans une seule masse). Poser un bandage sur cela quatre jours de suite. »
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-N35:X1-M17-X1-V28-Z7:D40-O34{{11,0,100}}**N35{{0,291,100}}**I9{{35,672,100}}-D26:Z2-G17-D21:Z1-N35-]]-$b-+lRx\+6,6+s-$r-[[-G43-D58-N35**W24{{1,541,100}}**Z7{{700,519,100}}-Aa2:Z2-]]-$b-Y5:N35-V28-Z4-N33:Z2-! V26:D46-N33:Z2-E1-M1-N33:Z2-L2-X1:Z5-W24:Z2-U28-G1-D21:X1-N33:Z2-U10:Z2-S29-N35:U19-Aa1-W24-Z7-Q7-Q7-D4-G17-!
    Aa1:X1-O34:Z2-T21**D36{{22,717,48}}**X1{{665,730,69}}-D36:Aa2-D2:D21-S29-D21-N5-Z1-Z1-Z1-Z1-!

Page 71

[NOTE A. C.-M.: - Entrée primaire. Le chapitre qui suit est ni plus ni moins qu'à l'origine de l'acquisition de cet ouvrage de Bardinet par le CFDRM puisque nous avons ici réuni les deux masso-contenus qui nous intéressent, celui ou ceux présents à divers degrés dans ce papyrus du Musée du Louvre n° E 32847 à partir duquel travaille le docteur Thierry Bardinet, et celui non moins estimable pour nous consistant à rassembler les ouvrages d'égyptologie utilisant le mot massage et tous ses dérivés, frotter, onction, etc. Dans le propos d'introduction chapitrale nous les avons d'ailleurs tous les deux rassemblés :]

  1. "Patients présentant des dermatoses - (2/2)
    Dans
    Les papyrus médicaux, nous avons étudié l'agent pathogène nommé ww *. Pour soigner les patients atteints seront proposés différents onguents. Pour les égyptiens, les ww * sont à la fois des produits de dégradation dus à l'action rongeante des wdw et des êtres vivants, de nature parasitaire, dont la présence est détectée par une inflammation de la peau. Celle-ci indique au médecin égyptien qu'ils migrent de l'intérieur du corps jusqu'à sa surface. Une onction peut atténuer cette manifestation cutanée. [...] suite

* [manque un signe typographique, donc à corriger]

Page 72 - Fig. 21. - (1/2)

Les onctions cutanées proposées pouvaient atténuer un peu les douleurs, éviter les surinfections locales... en attendant que l'infection passe d'elle-même." Les deux textes qui suivent se retrouvent à l'identique dans le pEbers Information ouverte dans une nouvelle page 91 à 94.

« [...] liquide-tdu blanchisseur ; plante-dbyt ; graisse de taureau ; une mesure-hnw de Rx+6,9 pâte-dt. Ce sera réduit par cuisson en une seule masse. Tu dois appliquer (cela) jusqu'à ce que les côtes en soient recouvertes. Oindre ensuite les côtes avec de la graisse de taureau et les bander quatre jours de suite. » (Ebers 517)
Correspondance JSesh : $r-[[-$b-//-//-//-//-$r-]]-$b-X1:U30-G1-N35{{0,761,100}}**N35{{11,384,100}}**N35{{11,0,100}}-N33:Z2-N35-G50:X1-G1-D40:A1-D46:D58-M17-M17-X1:F37-V26:D46-X1-!
W24:Z2-E1-Z1-O4-N35{{1,0,100}}**W24{{0,450,100}}**Z7{{700,412,100}}-+lRx\+6,9+s-W24-Z1-F30:D46-X1-X4-Q7-G17-Aa1:X1-Y1:Z2-T21**D36{{22,717,48}}**X1{{709,692,78}}-Z1-D4:D21-V31A-D21-M16-G1-!
Q3-X1-S28-M36:D21-Z7-Z7-F51-[[-Aa13:O34-+l(oindre)+s-G17-V26:D46-X1-W24:Z2-E1-Z1-]]-+lRx\+6,10+s-Aa2:D40-S29-N35**D21{{26,738,100}}**Z1{{242,260,100}}**Z1{{443,254,100}}**Z1{{639,258,100}}-N5:Z2

[NOTE A. C.-M.: : Nous retrouvons cette formulation de clôture plusieurs fois rencontrée mais avec un départ différent : "Ce sera réduit par cuisson en une seule masse." avec l'idée d'une réduction par cuisson amenant de fait à un épaississement de la texture finale qui déplace le curseur massage vers des restitutions manuelles plus basiques dans ses modalités de passages. En fait c'est la viscosité qui freine la dynamique du massage jusqu'à le rendre inconfortable pour la peau puis stoppera l'effet glissant. Pourtant, la suite vient masso-réorienter la pratique puisque l'application sur les côtes suppose un étalement qui redevient masso-compatible. La chronologie est un peu étrange parce que l'on pourrait penser qu'il s'agit d'un emplâtre destiné à rester alors que la phrase suivante nous dit "Oindre ensuite les côtes avec de la graisse de taureau". Concrètement là nous avons un massage costal, thoracique, avec pour huile de la graisse de taureau sous le règne Amenhotep II Information ouverte dans une nouvelle page (1424-1398 av. J.-C.). Oindre peut s'écrire de différentes façons mais ici le cadrat se compose de deux signes (Aa15:O34) La côte animale en surplomb mais qui n'est pas associée au zonage éponyme Information ouverte dans une nouvelle page qui suit. Elle désignera aussi le côté, le flanc avec pour code Aa15. En-dessous nous avons le verrou translittéré Z/S, code O34.]

  1. Fig. 22 - (2/2)

    « Autre (médication) : levure. Masser et bander les côtes avec cela et les oindre quatre jours de suite. » [Cette distribution sur quatre jours est supposée se constituer en protection sur les quatre points cardinaux et plus généralement, tous azimuts.]
    Correspondance
    JSesh : $r-V31A:X1-$b-O34:D21-G14-[[-W24:Z2-+l (masser)+s-]]-R15-D58-X1:Z9-A24-Aa2:D40-W24-Z7-M36:D21-Z7-Z7-F51-D2-Z1-I9-[[-Aa13:O34-+l (oindre)+s-]]-V1:D40-M23-Z7-D21-N5-Z2

[NOTE A. C.-M.: : Ce qui est intéressant ici c'est la présence simultanée de deux variantes indiquant le massage et le permettant avec l'emploie de son verbe, "masser"(W24:Z2) et la pratique associée au produit, "oindre" (Aa13:O34) que nous venons de voir lors de la recette précédente, chacun disposant de sa propre distribution hiéroglyphique. Non seulement nous rassemblons sur ce registre le couple parfait onction/massage mais nous découvrons par la présente une nouvelle façon d'écrire le mot massage en égyptien. Bien sûr la traduction se fait à partir du mot que nous employons pour désigner cette action de la main disposée sur le corps d'une telle manière qu'elle permet de le soulager (la relaxation est une forme de soulagement). Les hiéroglyphes ne se lisent pas mais se décryptent, ils restent un langage hermétiques volontairement inaccessible pour les non initiés. C'est comme en anglais lorsque vous demandez à quelqu'un son âge et qu'il vous répond « I'm nineteen ». Le verbe avoir existe avec have et pourtant il utilisera être sur cette formulation et si vous traduisez sans synchronie inter-linguistique en l'adaptant d'un vocable à l'autre cela donnera « Je suis dix-neuf ». Dès lors que deux langues vivantes à fort dynamisme et d'envergure mondiale nécessitent ce perpétuel travail de repositionnement de sens, imaginez ce que cela devient à partir d'écrits provenant d'une langue ultra morte ? Certes nous avons les hiéroglyphes mais ils ne sont ne sont pas fait pour s'adresser au peuple mais aux dieux et ce ne sont plus que des cartes de sable posées sur quelques supports blonds, si toutes ont un sens, parfois plusieurs, seules certaines d'entre elles ont, lorsqu'on les retourne, une lettre alphabétique capable de nous restituer une écriture plus conforme à nos procédés modernes. L'abandon de l'idéogramme pour l'alphabet répond à une exigence de simplification que l'Égypte ne fera pas et qui la poussera à développer sa forme cursive qui sera un débit d'alphabétisation mais qui n'ira pas jusqu'au bout de sa logique avec le hiératique abandonné par la suite pour le démotique lui-même délaissé à son tour pour le copte. Si nous pouvons translittérer et même nous risquer à le lire ce n'est jamais qu'une tentative amicale mais vaine puisque nous n'en connaissons pas la tonalité. Ainsi, l'égyptologue le plus au fait de cette écriture serait incapable de communiquer avec un contemporain d'Amenhotep II Information ouverte dans une nouvelle page auquel nous empruntons ce fragment de la même manière que vous ou moi, projeté au moyen-âge, ne comprendrions rien des échanges d'alors.
C'est la raison pour laquelle je ne me sers pour mes travaux que d'écrits universitaires et que je ne souligne l'importance du vocable massage en égyptien ancien que parce que des gens comme Richard-Alain JEAN, ancien correspondant de la Délégation Régionale à la Recherche Clinique de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, ancien collaborateur à la Mission Archéologique Française de Thèbes Ouest ou Thierry Bardinet, docteur en sciences historiques et philologiques de l'École pratique des Hautes Études l'on écrit. Ce n'est qu'à partir de cette masso-présence naturellement pas suffisamment bornés puisque ce n'était pas l'objet de leur travail que je peux ensuite venir me glisser pour déployer cette sensibilité particulière et tenter de rassembler ici toutes les données auxquelles ma période de vivant me donne accès.]

Page 74

[NOTE A. C.-M.: Toujours dans la sphère tégumentaire nous abordons à présent les maladies de peau vécues comme des souillures, des indignités qui viendraient sanctionner un comportement là où les affections cutanées résulteront d'avantage d'un démon migrant de l'intérieur du corps vers l'extérieur qu'il s'agira de chasser. Là encore, ne soyons pas trop prompt à condamner le caractère passéiste de cette conception médicale qui nous est devenue étrangère et dont les pratiques parfois surprenantes ne sont jamais regardées qu'avec commisération comparée à notre modernité supposée ; dans les années 1980 le SIDA n'en fut pas moins qualifié de cancer gay notamment aux US et chez les plus conservateurs de punition divine ; de la même manière un herpes labiale peut gêner son porteur au regard du mode de propagation de cette MST. Sur le chapitre qui suit nous ne disposerons que d'une seule recette concernant notre activité.]

Page 75

  1. CHAPITRE I - Patients ayant des infections cutanées - (1/1)
    « [ Commencement des médications pour ] Rx+7,6 [chasser les abcès-bnwt qui se trouvent dans la chair superficielle d'un homme, en n'importe quel endroit du corps] : farine de (=laissée sur) l'aire (de battage du blé) ; sel marin ; miel. Oindre l'homme avec (cela) à de nombreuses reprises. » (Ebers 551).
    Fig. 23 - (1/1)

    Correspondance JSesh : $r-[[-F4:D36-G17-F46**D21{{14,753,69}}**X1{{724,724,79}}-N33:Z2-N35:X1-D46:D21-]]-$b-+lRx\+7,6+s-$r-[[-A24-D58-N35{{1,0,100}}**W24{{0,450,100}}**Z7{{700,412,100}}-X1-Aa2:Z2-G17-V28-F51{{0,680,60}}**D36{{2,0,100}}**Z2{{259,551,100}}-N35-A1{{6,184,80}}**O34**Z1{{961,567,100}}-$b-!
    $r-G17-X1{{0,740,100}}**D36{{15,0,100}}**F51{{1065,705,100}}-Z3-V30:X1-]]-$b-S29-V29-V31A:Z4-N33:Z2-N35-N9:N35-O1-U32-X1:N33-Z3-V22:X1-N33:Z2-L2-X1:Z5-!
    X1:U30-G1-N35{{0,761,100}}**N35{{11,384,100}}**N35{{11,0,100}}-N33:Z2-N35-G50:X1-G1-D40:A1-D46:D58-M17-M17-X1:F37-V26:D46-X1-W24:Z2-[[-Aa13:O34-+l (oindre)+s-]]-!

[NOTE A. C.-M.: Ici subsiste une interrogation qu'il me reste à lever avec cette formulation(W24:Z2) qui, p. 72 - fig. 22, signifiait massage et là, comme d'ailleurs p. 75 ne le spécifie plus, mais quoi qu'il en soit nous retrouvons la côte animale et le verrou.]

Page 78 CHAPITRE I - Patients blessés par des morsures faites par des homme p. 77 - 2 recettes - (2/2)

  1. « [Autre médication, la troisième] : encens ; résine-w. Ce sera cuit pour former un onguent. Poser un bandage sur cela. » (Ebers 434 = H23).
    Fig. 24 - (1/2)
     
    Correspondance JSesh : $r-[[-V31A:X1-F46**D21{{14,753,69}}**X1{{724,724,79}}-N33:Z2-Z3A-W24:X1-]]-$b-R8-T22-X1:D21-M6-N33:Z2-T3-X1:Z1-N33:Z2-Q7-G17-N35:U19-X1-Z7-D46-[[-X1:Z2-+l (onguent)+s-]]-Aa2:Z2-D2:D21-S29
    [L'onguent en question sera donc cuit préalablement avant d'être appliqué sur zone.]

Page 79 - (2/2)

  1. [NOTE A. C.-M. : De nouveau une entrée avec graisse/huile :]
    « [Autre (médication) ...] : baies de genévrier-macrocarpa ; pain de plante-tmw ; valériane ; épautre-mymy ; miel ; graisse/huile. Poser un bandage sur cela. ».

Page 80 - CHAPITRE I - Patients présentant des brûlures - (1/1)
NOTE : Cette préparation comme la suivante sont indiquées en cas de brûlure et l'on imagine bien que le massage dans ce cas de figure relève davantage de l'application délicate avec la pointe du doigt que de l'intervention énergique de la main. Il s'agit de soulager, d'hydrater la zone plus que de relaxer mais l'emploi simultané des termes comme graisse de taureau et graisse/huile méritait d'être transposer ici. Nous noterons ainsi cette l'utilisation ancienne de la graisse en cas de brûlure comme nous le faisons encore au XXIe siècle même si mettre un corps gras sur une blessure domestique reste discuté.]

  1. « [Autre (médication) pour une brûlure ] Rx+8,7 [le premier jour], (à base de) farines cuites (pas dans Ebers) : orge cuite (Ebers ajoute : rhizome de Cyperus esculentus L.) ; souchet comestible cuit ; plante-dbyt cuite ; papyrus vierge cuit ; cuir cuit ; graisse de taureau ; graisse/huile. Cuire de la Rx+8,8 dans la graisse (de taureau précipitée). Ce sera préparé en une seule masse. Poser un bandage sur cela (Ebers : cela sera appliqué). ».
    Fig. 25
    - (1/1)

    Correspondance JSesh : $r-[[-V31:X1-N35:X1-Z7-D58-D46:X1-Q7-]]-$b-+lRx\+8,7+s-$r-[[-N5:Z1-D1{{176,0,100}}**Q3{{0,704,68}}**Z4{{502,749,72}}-]]-$b-N33-D51:Z2-Q7-U10:Z2-Q7-W12-G1-M17-Z7-M2:Z2-Q7-D46:D58-M17-!
    M17-F37:X1-M2-Q7-H6-Z7-X1-V12:Z2-Q7-D46-D2:D21-F27-Q7-V26:D46-Z4-W24:Z2-E1-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-Q7-!
    Y5:N35-V28-+lRx\+8,8+s-N33:Z2-D2-Z1-V26:D46-Z4-W24:Z2-D4-M22-M22-N35:N35-G17-Aa1:X1-Y1:Z2-T21{{142,0,100}}**D36{{0,662,58}}**X1{{780,700,72}}-Aa2:D40-D2:D21-S29

 

Page 81 - CHAPITRE I - Patients présentant des lésions indéterminées (5/5)

  1. « [Autre (médication) un onguent pour chasser les ww qui sont en n'importe quel endroit du corps d'un homme] : oliban doux ; résine-s-wr ; graisse/huile ; plante-rt ; baies de genévrier-macrocarpa ; Rx+9,2 galène ; partie terminale d'un pot-b ; miel. Ce sera préparé en une seule masse. Enduire avec. ».
    Fig. 26
    (1/5)

    Correspondance JSesh : +lRx\+9,1+s-$r-[[-V31:X1-N35:X1-Aa15:O34-Z7-W24:Z2-N35:X1-D46:D21-A24-Z7-M16-G1-Z7-Aa2:Z2-G17-D36**X1{{33,743,100}}**F51{{995,708,100}}-V30:X1-N35:X1-O34:A1-Z1-]]-$b-!
    D36:N35-G4-N33:Z2-M29-G17-Y1-V17-G36:D21-N33:Z2-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-U28-G1-D21:X1-N33:Z2-O1-D21:X1-!
    N33:Z2-N33-D3:Z2-+lRx\+9,2+s-F31-S29-D46-G17-X1-N33:Z2-V28-M2:N35-S29-X1:G36-N35:X1-D58-U28-G1-W24-X1{{0,695,100}}**L2{{184,0,64}}**Z5{{570,637,45}}-W24:Z2-!
    D4-Z7-G17-Aa1:X1-Y1:Z2-T21{{105,0,100}}**D36{{0,630,62}}**X1{{848,707,59}}-Z1-[[-Aa15:O34-enduire-]]-V1:D40-M17-G17
    [NOTE : A cette récurrence oléagineuse combinant "graisse/huile" s'ajoute des mentions de plantes qui toutes ne sont pas encore identifiées. La préparation ainsi obtenue sera redirigée sur la partie pour laquelle elle fut faite afin de l'enduire, de la recouvrir tout-à-fait en divers passages et pressions de nature à la faire pénétrer dans la peau. Évidemment, de cette injonction il est difficile de restituer l'exactitude des manipulations même si elles restent très actuelles en terme d'intention, de physiologie, de psychologie et d'anatomie humaine. Qu'il s'agisse d'appliquer une pommade, une crème aux époques les plus reculées et donc inaccessibles d'Égypte ou de Lascaux relève d'une succession de mèmes gestuels humains avec pour variante tous le spectre des appuis destinés à atteindre sans faire mal, mais il y a aussi les extensions bienveillantes de la main allant au-delà de la localisation du mal pour rassurer le pourtour par la caresse.]

Page 82

  1. [NOTE A. C.-M. : L'huile de ben que la botanique nomme aujourd'hui Moringa oleifera Information ouverte dans une nouvelle page se retrouve dans la formule suivante clairement associée à un massage avec les unités qui se présentent sous la forme de petits traits rouges. Il s'agira de vérifier mais c'est en comparant avec la figure 20 p.70 que j'en déduis sa désignation hiéroglyphique. Concernant sa distribution finale nous retrouvons (D21:O34) bouche D21sur le verrou, O34 que Th. Bardinet traduit par (en massant). Encore une fois il s'agit d'une synchronisation entre deux langues donc ça ne signifie pas que ces deux symboles désignent le participe présent du verbe masser, donc c'est juste une remise en contexte pour rendre la traduction sémantiquement valable en français.]
    Fig. 27 (2/5)

    Correspondance JSesh : $r-V31:X1-$b-M17-G1-N29:X1-M2:Z2-$r-Z1-$b-U28-Z1-N33:Z2-$r-Z1-$b-V17-G36:D21-N33:Z2-$r-Z1-$b-Aa27-+lRx\+9,3+s-W24-A24-G17-Aa1:X1-Y1:Z2-T21{{142,0,100}}**D36{{0,662,58}}**X1{{780,700,72}}-Z1-D21:D36-Z7-N29-!
    D58-[[-M1-=huile_-de_-ben_-servant_-au_-massage-]]-W24-M13{{291,0,95}}**I10\98-Y1-N37-G17-G17-Q7-A24-[[-D21:O34-=en_-massant-]]-!

    « [Autre (médication)...] : poireau ; 1 ; sel (marin) ; 1 ; résine-s-wr ; 1. Rx+9,3 Broyer en une seule masse puis ajouter de l'huile de ben bien fraîche et le (= l'endroit enflammé) faire chauffer (= en massant). ».
  2. « [Autre (médication) pour chasser un endroit enflammer et les facteurs pathogènes (concernés)] : alun : 1 ; ocre rouge : 1 ; fruit du tamaris : 1 ; natron Information ouverte dans une nouvelle page chauffé (Ebers : natron) : 1 ; Rx+9,5 sel (?) (ou fruit-myt ; Ebers : sel marin, le second terme barré) : 1. Ce sera broyé finement dans de la graisse d'âne (Ebers : ce sera préparé en une seule masse. Oindre avec. ».
    Fig. 28
    (3/5)

    Correspondance JSesh : $r-[[-V31:X1-N35:X1-D46:D21-A24-S29-D21:I9-X1-Aa2:D40-N26-Z7-X1:G37-]]-$b-M17-D58-E8-W24:Z2-N33:Z1-$r-Z1-$b-N37:X1-Y5:N35-N33:Z2-$r-Z1-$b-!
    O1-D21:X1-N33:Z2-M17-S29-D21-M1-$r-Z1-$b-V28-S29-Y5:N35-U32-N33:Z2-Q7-$r-Z1-$b-V28-U2-G1-+lRx\+9,5+s-G17-X1-Aa27-N33:Z2-W24-A24-!
    Y3-Y1-D2-Z1-V26:D46-X1-W24:Z2-O29:D52-E21-F27-Z1-[[-Aa15:O34-oindre-]]-V1:D40-M17-G17

[NOTE A. C.-M. : Ici il serait intéressant d'avoir le hiéroglyphe de la graisse d'âne et de le reporter sur le registre. Notre massage désigné sous le vocable injonctif (oindre) est ici sans conteste employé pour chasser le démon supposé être à l'origine d'une inflammation quelconque. Dès lors que l'on considère la façon dont les égyptiens regardent la maladie, à savoir, comme une attaque démoniaque profitant des ouvertures du corps, nous pouvons alors argumenter dans le sens d'une spécialisation suppositive thanato-morbide de notre massage qui monte clairement au front avec une gestuelle dont les métriques tactiles et les pressions glissées linéaires viennent naturellement pousser hors de du sujet malade. L'autre observation que nous pouvons faire c'est l'arrivée dans ce bestiaire et autre volucraire en massage de l'âne comme nouvelle victime tout juste accompagnée du fruit du tamaris.

Page 83

  1. « Autre Rx+9,7 médication : graine de plante-sr : 1 ; natron Information ouverte dans une nouvelle page : 1 ; sel (marin) : 1graisse/huile. Oindre avec. » pHearst Information ouverte dans une nouvelle page = H. 256.
    Fig. 29 (4/5)

    Correspondance JSesh : $r-V31:X1-$b-+lRx\+9,7+s-$r-F46{{62,0,100}}**D21{{0,626,71}}**X1{{786,643,77}}-N33:Z2-$b-O1-D21:X1-N33:Z2-S29-Aa17-G1-D21-M17-M2:Z2-$r-Z1-$b-V28-S29-Y5:N35-U33-M17-N33:Z2-$r-Z1-$b-U32-N33-N33:Z2-$r-Z1-$b-!
    U7:D21-V28-X1-W24:Z2-[[-Aa15:O34-M17-G17-oindre_-avec-]]

[NOTE A. C.-M. : CONTROVERSE : sur cet exemple nous avons la parfaite illustration d'une discordance entre la fig. 26, 28 et 29 comportant chacune cette juxtaposition de symboles identiques comprenant la côte animale-Aa15 associée au verrou-O34 et les deux figures de clôture avec le Roseau translittéré M17 et la Chouette G17ce qui nous donne . Sur le dernier registre fig. 28 comme sur la fig. 26, nous voyons que ces mêmes signes sont séparés par un cadrat fait des codes Gardiner V1 (Corde lovée) et D40 (Bras armé d'un bâton).] Idem page 56 toujours avec la même mention oindre avecet là aussi, des symboles intermédiaires, voir également p. 94 oindre avec.

  1. « Autre (médication) pour (chasser) Rx+9,10 les ww qui sont dans l'intérieur du corps : minéral-nr-spdw : 1 ; résine-s-wr : 1 ; plante-bsbs : 1 ; cire : 1 ; produit-ssk: 1 ; produit-smt : 1 (Ebers : huile de lin). Ce sera broyé. Oindre avec. » pEbers Information ouverte dans une nouvelle page 90.
    Fig. 30 (5/5)

    Correspondance JSesh : $r-[[-V31:X1-N35:X1-$b-+lRx\+9,10+s-$r-[[-G43-M16-G1-Z7-Aa2:Z2-G1-X**X1{{32,778,100}}**Z1{{969,621,100}}-]]-$b-M17-N35:D21-O39-M44-Z7-N33:Z2-$r-Z1-$b-V17-Z1-G36:D21-N33:Z2-$r-Z1-$b-!
    D58-S29-D58-S29-N33:Z2-$r-Z1-$b-Y5:N35-V28-N33:Z2-$r-Z1-$b-S29-S29-D28-G1-N33:Z2-$r-Z1-$b-S29-D52:X1-N33-F21:Z2-$r-Z1-$b-Aa27-W24-A24-[[-Aa15:O34-oindre_-M17-G17-avec-]]

 

Page 85 - Patients ayant des affections des dents et des gencives (2/2)

- Page 86

  1. [NOTE A. C.-M. : Sur ce texte, ce qui a retenu notre attention, c'est l'émergence du buccal associé au verbe triturer dans sa masso-permanence puisque cela implique de manipuler dans tous les sens, soit une préparation pour la mélanger, soit l'environnement immédiat de la dent et de la gencive dans son principe d'application. La physiothérapie bucco-dentaire, par Georges Gelly de 1923 TDM Fiche techniquenous rappellera la nécessité dans ce contexte publicitaire d'utiliser un masseur gingival.]
    « [Autre (médication) pour soigner une dent rongée à la sertissure gingivale] cumin : 1 ; Rx+10,4 encens ; plante-rt : 1. Ce sera trituré et appliqué à la dent.
    Fig. 31
    (1/2)

    Correspondance JSesh : $r-[[-V31:X1-N35:X1-S29-D21-G43-Aa1\108**Aa2{{587,20,78}}**Y1{{42,874,100}}-F18:Z1-Z7-N37:D36-Z7-F18-A2-D21-D21:Z1-V28-D36**F51{{33,743,100}}**Z2{{392,688,89}}-]]-$b-X1:Q3-N35:N35-N33:Z2-!
    +lRx\+10,4+s-R8-T22-D21:X1-M6-U28-G1-D21:X1-N33:Z2-$r-Z1-$b-X1-G17-X1-G17-A24-D37:D21-F18:Z1
  2.  – « [Autre (médication) pour obstruer une dent] : encens : 1 ; ocre : 1 ; malachite : 1. Ce sera trituré et appliqué à la dent. »
    Fig. 32
    (2/2)
     
    Correspondance JSesh :  

[NOTE A. C.-M. : Nous terminerons cette incursion dans le dentaire par le paragraphe de Thierry Bardinet qui suit puisqu'il emploie le mot onguent. Ici la masso-présence se raréfie jusqu'à ne plus concerner que la surface d'une dent et pourtant il s'agit bien d'un massage à courte focale. De plus, ça donne un vrai éclairage réaliste de l'arrière cuisine traductionnelle pour passer des hiéroglyphes à leur translittération.]

  1. « Nous avons jusqu'à présent traduit (smn b) par « maintenir en état une dent » (85. Th. Bardinet, Dents et mâchoires, p. 192, n. b.). Pour smn, avec le sens « obstruer, rendre étanche », il faut se référer à la phrase : onguent/vernis pour rendre étanche le(s) pore(s) de ces bandelettes. (86. Ce texte est publié par J. Allen, Two Vessels with Measured Commodities from Dahshur, dans E. Cerny - L. Hein (éd.) Mélanges Bietak , OLA149, 2006, vol. II, p. 32.). La préparation résine + ocre + malachite devait durcir après le mélange et devenir résistante. Il s'agit d'une véritable obturation dentaire ayant certainement quelques qualités antiseptiques grâce à l'encens. »

 

Page 87 - Patientes présentant des atteintes au niveau des seins (2/2)

[NOTE A. C.-M. : L'Égypte ancienne connaissait le cancer qu'elle qualifié déjà d'incurable et savait faire la différence avec une simple mastite . Les massages étaient donc préconisés moins pour leur intérêt intrinsèque favorisant le drainage que pour leurs capacités propagatrices dont les enveloppements servaient à répandre la formule. Là encore nous ne disposons pas d'informations suffisantes pour pouvoir distinguer la nature exacte du massage mais enduire c'est recouvrir avec la main, les doigts la peau tout ou partie de la peau pour lui faire passer un message tout autant pharmacologique que magico-incantatoire.]

  1. « [médication pour un sein quand il est atteint] : calamine : 1 ; fiel de taureau : 1 ; propolis : 1 ; ocre : 1. Rx+10,6 Ce sera préparé en une seule masse. Enduire le sein avec cela quatre jours de suite. » (se trouve aussi dans Ebers 810.) [Cette distribution sur quatre jours est encore une fois une symbolisation des points cardinaux dont la protection s'exprime tous azimuts.]
    Fig. 32
    (1/2)
    La distribution que je propose avec "Enduire le sein avec cela" est déductive et doit être vérifiée.

    Correspondance JSesh : $r-[[-F46{{62,0,100}}**D21{{0,626,71}}**X1{{786,643,77}}-N33:Z2-N35:X1-Y5:N35-D36**D27{{33,743,100}}**F51{{995,708,100}}-S42-G17-D21:G37-I9-]]-$b-V28-Q1-X1-G41-N33:Z2-$r-Z1-$b-Z7-D46:D46-H8-N35-E1-$r-Z1-$b-V28-!
    S29-Aa2:Z2-N35-D36:I9:I9-G39:Z2-$r-Z1-$b-Aa32-X1:Z4-N33:Z2-$r-Z1-$b-+lRx\+10,6+s-D4-Z7-G17-Aa1:X1-Y1:Z2-T21{{142,0,100}}**D36{{0,662,58}}**X1{{780,700,72}}-Z1-[[-Aa15:O34-enduire-V1:D40-Y5:N35-D36**D27{{33,743,100}}**F51{{995,708,100}}-le_-sein_-avec_-cela-]]-!
    M17-G17-D21-N5-Z2
  2. [NOTE A. C.-M. : Page 89 c'est une laitance de grenouille (litt. lait de) ou sperme qui sera mis à l'emplacement d'un cil incarné où il sera convoqué avec graisse/huile. Je ne le restitue pas en raison du caractère quasi stationnaire du massage dont on pourrait se réclamer.]
    (2/2) – « Rx+10,21 [...] [Autre (médication) pour empêcher que ne (re)pousse un cil] Rx+11,1 dans un oeil après qu'il aura été enlevé : laitance de grenouille. Ce sera la nuit à la rosée avec graisse/huile et placé à l'endroit du cil après qu'il aura été extirpé Rx+11,2 de l'oeil. »

 

Page 90 - Patients atteint de dépôts-ms et ayant des parties du corps ankylosées (3/3)

[NOTE A. C.-M. : Dans le paragraphe qui suit nous avons une présentation de l'univers égyptologique succinct procédant par superpositions de textes plus anciens répertoriés. A plusieurs reprises déjà dans l'ouvrage nous avait été informé de la présence de telle formule médicinale dans des papyrus antérieurs et nous voyons très bien, dès lors que l'un d'entre eux présente un manque irrécupérable combien il est aisé de le remplacer par sa copie et ce d'autant plus sûrement qu'il contient des hiéroglyphes de début et de fin identiques. Ce passage justement souffrait de ces dégradations capables d'être reconstituées puisque nous le retrouvons dans le pEbers Information ouverte dans une nouvelle page (-1410 à - ? av. J.-C.) et dans le pRamesseum Information ouverte dans une nouvelle page  (-1991 à -1783 av. J.-C.). Cela tombe d'autant mieux qu'il parle d'ankylose et devrait au demeurant probablement se trouver dans la section - Patients souffrants des conduits-mt et des extrémités des membres p. 61 et p. 65 fig. 15. L'autre masso-apport qu'il fait c'est qu'en nommant les autres pièces d'archives auxquelles il se réfère il nous indique par là même que le massage s'est propagé ailleurs, dans d'autres textes, qui, même s'il nous sont connu n'en sont pas moins cités... Th. Bardinet écrit « Cette recette est destinée à assouplir une partie ankylosée et est accompagnée d'une variante. »

  1. Fig. 32 (1/3)

- Page 91 -

Correspondance JSesh : $r-[[-N35:X1-D21:F46-X1-N33:Z2-N35:X1-D46:D21-A24-V22-V28-S29-Aa2-]]-$b-L1-D21-I10:O34:I9-N35-+lRx\+11,8+s-X1{{0,695,100}}**L2{{184,0,64}}**Z5{{570,637,45}}-W24:Z2-G36:D21-V28-W24:D40-!
V22-V28-S29-Aa2-M17-G17-I9-N33-D51:Z2-W24:Z1-F21-Z1-N35-V7:N35-D46:X1-M1-Z7-S29-X1-T30-N35:X1-D36:D21-E23-Z7-!
M1-N33:Z2-Aa2:D40-D2:D21-S29-D21-N5:Z1-Z4A:Z4A-!

« [Médication pour chasser le dépôt-ms] : hydromel ; enduire le dépôt-ms avec ; poudre de feuilles d'acacia ; sciure de l'arbre-'rw posez un bandage sur cela pendant quatre jours. » (se trouve aussi dans Ebers 778 et 779.)

[NOTE A. C.-M. : L'auteur reprécise que la partie basse du recto x+11,11-21 est manquante et contenait le début de la colonne x+12.]

  1. Fig. 33 (2/3)

    Correspondance JSesh : +lRx\+11,21+s-[[-//-//-//-$r-V31:X1-$b-N35:X1-S29-W12-N35:N35-A7-N35:M3-Aa1{{343,0,100}}**X1{{0,758,100}}**X1{{519,756,100}}-A24-G17-D36\92**X1{{40,773,100}}
    **F51{{845,693,100}}-Z3-D21:X1-!

    N35:X1-O34\80**A1{{51,202,80}}**Z2{{164,597,100}}-V28-S29-Y5:N35-U28-N33:Z2-$r-Z1-$b-E9-G43-D21-M17-M17-X1-N33:Z2-$r-Z1-$b-U7:D21-V28-X1-W24{{127,0,100}}**N33{{0,776,100}}
    **N33{{281,779,100}}**N33{{570,779,100}}-Z1-Z1-W24-N5-Z4A-U7:D21-V28-X1-!

    W24{{152,0,100}}**N33{{0,776,100}}**N33{{281,779,100}}**N33{{570,779,100}}-D46-D58-F27-$r-Z1-$b-U7:D21-V28-X1-W24{{152,0,100}}**N33{{0,776,100}}**N33{{281,779,100}}**N33{{570,779,100}}-I3-Z1-$r-Z1-$b-U7:D21-V28-X1-]]-+lRx\+12,1+s-W24:Z2-D36:D46-Z7-K3:Z1-$r-Z1-$b-U7:D21-!
    V28-X1-W24:Z2-N35:D36-K3:D21-$r-Z1-$b-R8-T22-X1:D21-M6-N33:Z2-$r-Z1-$b-D36:N35-X1-G4-W24:Z2-M29-G17-Y1-$r-Z1-$b-X1{{0,695,100}}**L2{{184,0,64}}**Z5{{570,637,45}}-X1-N33-W24:Z2-!

    « Rx+11,21 [... Autre (médication) : pour assouplir une partie ankylosée située en n'importe endroit (atteint) du corps d'un homme ; natron Information ouverte dans une nouvelle page : 1 ;  fèves : 1 ; huile du deuxième jour : 1graisse d'hippopotame : 1 ; graisse de crocodile : 1 ; graisse] Rx+12,1 de poisson mugil : 1 ; graisse de silure : 1 ; encens : 1 ; oliban doux : 1 ; miel. Poser un bandage sur cela. » (se trouve aussi dans Ebers 656 et Ram. V, n° II.)
  2. [NOTE A. C.-M. : La figure suivante est très abîmée mais le peu que nous en avons concentre de puissants masso-marqueurs tels que graisse d'oie et huile de lin que la formule de fin semble vouloir maintenir contre la peau sans pour autant exiger un apport de matière dénotatif dont l'épaisseur serait incompatible avec l'idée de massage par nature plus dispersif. En effet, le massage laisse entrevoir une plus grande proximité d'exercice avec ce qui se prête au mouillé que le solide puisque l'absorption asséchant ce qu'il reste d'humidité rendrait la matière friable. La bande elle est là pour tenir, elle compresse, s'ajoute à l'articulation comme un tégument textile adjonctif. Donc, même si elle est plus proche de la formulation d'un solide à contenir, d'un emplâtre, elle n'est pas nécessairement incompatible avec les caractéristiques oléiformes des graisses et huiles dont on pourrait souhaiter aliéner à la peau les principes actifs.]
    Fig. 34 (3/3)
     
    Correspondance JSesh : $r-V31:X1-$b-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-G39:Z2-S29-I9:X1-W24-[[-//-//-//-//-//-//-//-//-!
    //-//-]]-Aa2:D40-D2:D21-S29
    « Autre (médication) : graisse d'oie ; huile de lin [...]. Poser un bandage sur cela. »

Page 92 - Patients souffrant de maladies de la peau (6/6)

[NOTE A. C.-M. : Les différentes maladies de peau

Page 94

  1. [NOTE : Ici nous avons une autre façon d'écrire oindre avec...]
    Fig. 35
    (1/6)

    Correspondance JSesh : r-[[-V31:X1-X1-N33:Z2-S29-]]-$b-L1:D21-I10:O34:I9-N35-X1{{0,695,100}}**L2{{184,0,64}}**Z5{{570,637,45}}-W24:Z2-D36:N35-G4-W24:Z2-N8-+lRx\+12,4+s-O1:D21-X1-N33:Z2-M8-!
    1-Z7-M2:Z2-Aa27-W24-A24-D2:Z1-X1:U30-G1-V28-X1-N35:N35:N35-N35:X1-G41-G1-G36:D21-W24:Z2-[[-Aa15:O34-oindre-]]-Z7-W24-A24-M17-G17
    « [Sa médication] : oliban sec ; Rx+12,4 graines de coriandre. Ce sera broyé avec de la lie de liquide-p-wr. Oindre avec.» pEbers Information ouverte dans une nouvelle page 161.
  2. [NOTE A. C.-M. : sur la formule suivante je retiens essentiellement l'indication du broyat mélangé à une huile de ben bien fraîche qui pourrait donner une onction susceptible d'être appliqué par massage. De plus, "Employer de-même." renvoie au procédé précédent qui concluait par Oindre avec.]
    Fig. 36
    (2/6)

    Correspondance JSesh : r-V31:X1-$b-X1:Q3-N35:N35-N33:Z2-F31-S29-D46-G17-X1-N33:Z2-S29-M22-M22-N35:N35-N33:Z2-Aa27-W24-A24-D2:Z1-[[-M1-huile_-de_-ben-]]-W24:Z2-M13-Y1-!
    19-X1:X1-Y1
    « [Sa médication] : cumin ; (Hearst ne donne pas le produit) ; galène ; suc de baumier. Ce sera broyé avec de l'huile de ben bien fraîche. Employer de-même. » pEbers Information ouverte dans une nouvelle page 162.

Page 95 [La 1ère formule de la page implique toujours l'intervention d'huile de ben et de graisse de bouc aussi mais l'intervention du minéral me laisse penser à une texture plus proche de l'emplâtre également conforme avec l'idée de bandage. Donc, je m'en épargne le registre hiéroglyphique et ne restitue que le texte.]
(3/6) – « Autre (médication] : liquide-t du forgeron ; huile de ben ; Rx+12,5 ; graisse de bouc ; (Hearst graisse) ; minéral-nr-spdw ; ocre rouge ; encens ; plante-s. Posez un bandage sur cela.» pEbers Information ouverte dans une nouvelle page 164.

 

  1. [NOTE A. C.-M. :Certes, la recette qui suit est courte mais c'est bien parce qu'elle ne se constitue que de graisse d'hippopotame qu'elle attire toute notre attention, car, si elle ne contient rien d'autre alors c'est que l'on est censé masser qu'avec cela et que nous ne somme rien moins qu'en présence d'un massage de graisse d'hippopotame dans un contexte de problème de peau.]
    Fig. 37 (4/6)


    Correspondance JSesh : $r-V31:X1-$b-[[-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-graisse_-hippopotame-]]-D46-D58-M17-F27-Z1-T3-X1:Z4-N33:Z2-W19-X1:X1-Y1
    « Autre (médication) : graisse d'hippopotame. Employer de-même. »
  2.  Fig. 38 (5/6)
     
    Correspondance JSesh : $r-D46:D21-D40-G17:D36-N37:N37-Z7-X1-D3-$b-F32:D36-N29-D61-Z7-A24-N35:X1-V28-I9:F40-Z7-I14-S29-W19-W24:Z2-U33-A50-!
    S29-N33:Z2-G36:D21-V28-X1-A24-M17-G17
    « Chasser la substance-mwt) : mue de serpent ; peau de lait ; produit-t-ps. Enduire avec. ». pEbers Information ouverte dans une nouvelle page 167.

Page 96

  1. Fig. 39 (6/6)
     
    Correspondance JSesh : $r-V7:N35-X1:V1-A2-N35-U33-N35:X1-T14-G17-Z7-A1:Z2-Aa2-$b-Q3-Z7-X1:D21-M6-A2-Aa1{{284,284,100}}**D21{{19,0,100}}**Y1{{0,823,100}}-W19-M17-D21:D36-N5-G7-Q3-Z7-X1:D21-!
    M6-A2-Aa1{{284,284,100}}**D21{{19,0,100}}**Y1{{0,823,100}}-W19-X1:X1-Y1-R8-G7-Q3:N35-I10:D36-D58-Aa2-F32**Z1{{940,527,100}}**X1{{20,674,100}}-G17-I10:D36-D58-X1-N33:Z2-D21-V22:Y1-G17-R8-!
    G7-D2:D21-Z4-N1-M17-D21-+lRx\+12,8+s-W19-[[-M17-V7:N35-V1:D40-N35-E21-]]-G7-G41-G1-M13{{314,18,95}}**I10\98-G36:D21-!
    N35A-N36:N23-V7:N35-A24-E21-G7-G17-W19-X1:X1-Y1-U33-M17-N35:X1-T14-G17-Z7-A1:Z2-Aa2:Z2-V31-G1-!
    A2-X1:U15-G17-X1-T34-N35:G17-X1:D54-O50:Z4A-G17-V28-D36{{8,0,100}}**F51{{0,691,100}}**Z2{{301,594,100}}-N35-Y5:N35-Y1-A1-Z5:N35-Y5:N35-X1-B1-$r-[[-I10:D46-$b-!
    $r-Z7-D21:Z1-Q3:N35-Q3{{0,493,100}}**Z7{{742,505,100}}**O34{{43,0,100}}-O50:Z2-Z1-Z1-Z1-$b-D2:Z1-D58-G29-G1-N29-M1-W24:Z2-M13-Y1-Aa1:N35-I9:X1-N33:Z2-N35:X1-D21:O4-!
    D46:X1-W24-+lRx\+12,9+s-V7:N35-V1-A24-S29-Z4-M17-G17-Aa1:X1-G17-S20-A24-S29-Z4-G17-Aa1:X1-G17-Z7-S20-Z3-N35-N37{{2,0,100}}**X1{{0,745,100}}**X1{{495,743,100}}-Z7-X1-Z5:Z2

    « Conjuration de celle des asiatique [lèpre]. Qui est aussi savant que Rè ? Qui en connaît autant que ce dieu ? alors que le corps est charbonné (comme) avec du charbon de bois pour se saisir du dieu d'en haut. Alors Rx+12,8 comme [Seth a conjuré] la mer, Seth te conjurera de même. Ô celle des asiatiques. Tu ne voyageras pas en tous sens, tu ne voyageras pas en tous sens à la superficie du corps d'un tel né d'une telle. [Que l'on dise cette formule quatre fois sur de l'huile fraîche de ben, et des résidus de pot-rhdt. Rx+12,9 Conjure-la avec cela puis scelle-la avec des sceaux en (carapace de) tortue]. »

[J'ai un peu hésité avant de me coltiner ce long texte qui ne me paraissait pas s'imposer avant que ses masso-éléments ne se forment successivement dans ma mon esprit. Le premier d'entre-eux tenait à la formulation proposée pour traiter la lèpre que les égyptiens appelaient "celle des asiatique" et que le massage ou les manipulations relevant de sa juridiction pouvaient possiblement soulager et en particulier aux extrémités qui, nous le savons sont souvent très atteintes par cette maladie. Par contre, mon observation est juste suppositive et non vérifiée puisque pour l'heure je n'ai isolé aucune recette conseillant l'huile sur les apicalités corporelles telles que nez, doigts, oreilles que la lèpre attaque et fait tomber.
Néanmoins, il y a cette superbe analogie inversive géo-corporelle caractérisant le parcours de la maladie traversant à la fois pays et corps, le corps comme pays de nous-même mais qu'il nous est possible de superposer avec un
masso-contexte qui par nature implique cette même ballade tégumentaire de surface pour un massage censé la soigner à défaut de la guérir.
L'autre invariante que nous avons c'est la présence immobile de l'huile présentée ici comme
La porte des étoiles permettant le passage des hommes vers les dieux et des dieux vers nous, les hommes. Il suffisait de murmurer à ce tympan en tant que surface, séculier, inamovible des augures quatre fois la même exhortation pour qu'il vibre, transmette et qu'elles entendent. Peut-être même que cette jeune fine et fraîche d'huile et d'ouïe fine de ben était utilisée en application sur la peau...
A partir de là, comment faire l'impasse sur ce passage puisque c'est cette forme de passage qui fut justement utilisé pour passer d'un monde à l'autre, physiquement, verbalement, ou audiblement ?
Il s'agirait de savoir à quoi renvoie les résidus de pot-rhdt ?]

 

Page 99

  • CHAPITRE II - Préambule du livre des tumeurs de Khonsou Information ouverte dans une nouvelle page (3/3)
    (Couvrant ici les Recto x +13,1 - Recto x +20,22)

[NOTE A. C.-M. : Le second chapitre de cet ouvrage de Thierry Bardinet s'ouvre sur le Livre des tumeurs de Khonsou qui est, comment dire, un peu notre bréviaire de masso-botanique religieuse égyptienne dans lequel nous allons trouver plein de choses qui nous concerne. D'abord un mot sur Khonsou, son nom signifie l'errant ou le voyageur, c'est un dieu guérisseur du Panthéon égyptien sûrement gentil mais un peu nerveux puisqu'il ne trouvera rien d'autre à faire que dévorer le cadavre d'Osiris [il s'agit d'un mythe ancien abordé par Berdinet p. 14], ce qui aura de quoi contrarier l'ambiance que Seth, rappelons-le, avait déjà confortablement pourri en ayant l'idée lumineuse de démembrer son frère cadet soigneusement dispersé dans les marais avant de monter sur son trône. Thot Information ouverte dans une nouvelle page l'accompagne souvent, c'est le dieu de la lune qui remplace celui du soleil, Rê lors de son passage chaque soir dans le monde de la Douat, mais Khonsou est celui qui personnifie le mieux les changements de cycle auquel il est également associé. A chacune de ses périodes lunaires correspond un âge de sa vie passant du croissant de la première enfance qui se remplit au cours du mois pour devenir un jeune adulte (taureau), puis enfin un vieillard (boeuf) à partir du 15, plein et crevassé, parcouru de sauts d'humeurs. Lorsque la lune est nouvelle selon Plutarque, toute vide d'elle-même, ce n'est que pour rappeler la mort d'Osiris. De fait, Khonsou conserve cette double ambivalence de pouvoir à la fois éloigner les mauvais génies séthien à l'origine des maladies mais aussi de les déclencher si l'envie lui en prenait, sachant que quand il s'y mettait elles devenaient bien plus redoutables, ainsi se posait-il comme un accélérateur de pathogène qu'il s'agissait de calmer en invoquant Osiris. Car, une fois dispersé par Seth et grignoté par Khonsou dont on ne connaissait pas cet aspect récemment découvert par la mise en lumière de ce traité, Osiris est aller régner dans le monde de l'au-delà dont il est devenu le souverain et le juge suprême des lois de Maât Information ouverte dans une nouvelle page.

En plus de Thot, Khonsou est aussi parfois accompagné du dieu Ir Information ouverte dans une nouvelle page qui, comme une Antigone Information ouverte dans une nouvelle page guidant Oedipe Information ouverte dans une nouvelle page, son père devenu aveugle, il est l'incarnation de la vue ce qui explique pourquoi il est affecté à la protection des yeux des médecins. En effet, si la nouvelle lune commémore la disparition d'Osiris elle est aussi l'expression de la cécité de Khonsou ainsi puni à errer, privé de ce sens.
Si je pouvais m'autoriser un autre parallèle avec ce roi de Thèbes c'est qu'Œdipais signifie, selon Robert Graves Information ouverte dans une nouvelle page, « Enfant de la mer soulevée (gonflée) », c'est-à-dire confié au tumulte de l'océan afin qu'il accomplisse ses basses oeuvres de noyades (Œdipe devait l'être) et de dispersions comme Osiris sera, selon les textes, enfermé dans un sarcophage par Seth, jeté dans le Nil et disséminé par lui.

L'œil d'Oudjat d'Osiris correspond au droit, il symbolise celui du soleil alors que le gauche représente la lune dans ses deux phases tantôt pleine donc douée de vision et vide lorsqu'elle redevient désespérément aveugle sachant que justement, parmi les mutilations infligées par Seth, il y a l'arrachage des yeux osiriens et, en tout cas, dans divers passages du Livre des Morts Information ouverte dans une nouvelle page, c'est l'œil gauche d'Horus qui est particulièrement déchiré en plusieurs morceaux et donc, durablement aveuglé.

Bardinet, nous rappelle que les maladies dans l'Égypte ancienne n'ont pas de nom et ne sont que la conséquence d'une intrusion démoniaque comme en note de bas de page 36 avec ce passage du pEbers Information ouverte dans une nouvelle page 855 où « le souffle morbide » des mauvais esprits peut, entre autres voies corporelles ouvertes, se faufiler par un oeil mais pas n'importe lequel, car si le droit reste la chasse garder d'Orisis nous savons que le gauche est affaibli par l'attaque sethienne qui prend ici la forme de la maladie. L'oeil est donc une porte fragile qui, comme la lune, s'ouvre et se ferme sur une périodicité de nature à laisser passer le mal, c'est pourquoi un onguent à base de gattilier sera essentiellement appliqué sur les paupières des médecins suivit d'une incantation à Osiris pour éviter que le malin ne pénètre leur corps du soignant en quittant celui d'où il est chassé. En réalité ce passage existait et se vérifié puisque nous avons là la forme littérarisé de la contagion. Nonobstant pas de minoration, quelle que soit la destination de cette préparation et la surface qu'elle soit couvrir, elle reste un véhicule valable pour caractériser un auto-massage basal.

C'est ici que l'auteur entre dans notre sphère d'étude dès les premières lignes de son introduction :

  1. « p. 99 [...] en plus de différentes formules de protection destinées au médecin et qui tournent autour de l'emploi magique d'une plante que l'on peut identifier au gattilier Information ouverte dans une nouvelle page, il serait préconisé l'emploi d'onguents composés avec cette même plante et utilisés là encore pour protéger le médecin. Les onguents à base de gattilier étaient mis sur les paupières du médecin afin d'assurer sa protection lorsqu'il affrontait les maladies envoyées par Khonsou Information ouverte dans une nouvelle page... »

L'introduction de ce chapitre II se poursuit sur le gattilier plante-snw p. 100 en tant qu'espèce végétale sur laquelle nous allons un peu nous étendre puisqu'elle est associée à notre masso-sujet de recherche. Il s'agit donc d'un arbuste à poivre que l'Égypte importait et qu'elle faisait entrer dans diverses formulations destinées à la vue puisqu'il se mêlait étroitement, nous l'avons vu, à sa mythologie fondatrice.
Bien sûr, comme il ne s'agit pas de faits historiques mais de légendes, les versions divergent mais de fait, si Isis put retrouver chacun des morceaux de son époux pour le reconstituer tant bien que mal par l'embaumement, le soin qu'avait mis Sèth à détruire ses yeux ne lui permit pas de retrouver ses pupilles qui furent alors remplacées par une pierre de grenat noir Information ouverte dans une nouvelle page « Elle devint les deux yeux qui le guidait p. 104 ». Naturellement il fallait un relais végétal similaire qui puisse le rendre accessible par tous et donc, par une sorte de mimétisme transsubstantiationnel, les baies du gattilier (srw pour son appellation ancienne et ´n-my, ultérieure) qui ont justement la même couleur et forme que le grenat noir sont venues se substituer à lui et se charger en passant des capacités divines de cet oeil qui voit tout particulièrement indiqué pour une préparation protectrice oculaire. Combien de fois le chrétien entre croyance et habitudes superstitieuses s'est-il signé en association avec la croix originelle de notre démiurge à nous ? Sa représentation ne faisait-elle pas fuir le mal et même les vampires ?
Ce grenat aussi rare qu'une pupille se devait de transmuter avec une graine de gattilier plus accessible pour devenir l'essence de la vue d'un dieu par destination et seule capable de récupérer au vol les capacités magiques et protectrices de celui-ci. Le grenat va ainsi, dès les origines, venir s'insérer avantageusement entre les deux paupières du dieu comme si ces
perles (mot égyptien) devenaient des collyres, ancêtres peut-être des cachets à collyres romains voir-même, parmi les premières évocations sinon de lunettes végétales, en tout cas d'une chirurgie mythologique divine de restitution de la vue par un remplacement organique réussi.

Si je vous raconte tout cela c'est que ces circonvolutions intéressent potentiellement le massage puisqu'elles amorcent une jonction symbolique entre le sens de la vue et celui du toucher destinatoire puisque´wy en égyptien nous dit Bardinet p. 105 signifie littéralement "les deux bras" (probablement ceux d'Osiris) et paupière est justement écrit ´wy irty qui veut dire (bras des yeux.). Ainsi, la graine qui permet l'élaboration de l'onguent protecteur placé sur les paupières des médecins désigne les bras par lequel ce petit massage apotropaïque anti-séthien sera rendu à la fois possible et nécessaire. Ce que je veux dire par là c'est que masser c'est aussi regarder ce que l'on touche et être touché c'est être regardé, atteint par autrui puisque l'oeil d'Osiris peut voir et jeter des sorts même par la graine de gattilier. Je ne peux m'empêcher de trouver dans cet entrechat égyptien entre linguistique et séméiologie la troublante mise en relation de deux sens souvent injustement opposés en massage, comme si le toucher occidental devait se contenter de l'organe qu'il convoque pour renier celui par qui pourrait venir le Péché de chair et faire de leur distance un malheur. De plus, n'oublions pas que le toucher reste un proto-massage.

 

Page 106 La graine de gattilier et la protection du défunt, Th. Bardinet nous restitue les hiéroglyphes d'un texte qui évoque la dissémination du carpe sur l'ensemble des parties du corps du mort lors de sa momification afin qu'Osiris puisse voir dans l'au-delà et le guider. « Donner la graine-´n-my à l'auguste défunt lorsqu'il monte jusqu'aux régions aquatiques-qhw après être descendu jusque dans la nécropole, Rx+13,9 en lui plaçant sur la bouche et sur les yeux, sur les jambes et dans les narines, sur le nombril, sur toutes les parties du corps, sur le pubis, sur tous les orifices. Rx+13,10 La graine ´n-my, c'est l'oeil d'Horus grâce auquel Osiris voit. Le rameau à graine ´n-my, c'est Osiris. ».

Nous pourrions presque dire que notre Argos Panoptès Information ouverte dans une nouvelle page (Argus) est le descendant d'Horus Information ouverte dans une nouvelle page à ceci prêt qu'au lieu d'avoir le corps constellé d'yeux, cette divinité hiéracocéphale Information ouverte dans une nouvelle page les dispersent sur les autres comme autant de petites webcams avant l'heure. Pourtant, dans la répartition sus-citée que l'on peut d'abord réduire à une première médiane longitudinale avec "les yeux, la bouche, le nombril, le pubis" j'aimerais avancer, avec beaucoup de guillemets, l'idée d'une répartition qui rejoint quelque part le mythe des chakras du tantrisme hindou et les suivants, les chakras secondaires. La recherche n'est pas qu'un scanage des fonds marins de l'histoire mais une excavation méthodique qui fait parfois remonter à la surface des éléments de convergences entre les religions, les philosophies, les médecines, les croyances et leurs manifestations magiques qui nous sautent aux yeux et l'on voit combien tout le monde s'inspire de tout le monde.

 

Page 116 Thierry. Bardinet nous dit bien que cet onguent de gattilier Information ouverte dans une nouvelle page pouvait aussi bien être utilisé en lotion injectée dans l'oeil pour en chasser les démons qui s'y seraient glissés mais aussi en fard à paupière.

 

Page 123

  1. Partie manquante et troisième formule de protection du médecin
    Fig. 40
    (1/3)

    « Rx+19,1 Paroles à dire sur (des images de) Sekhmet, Bastet, Osiris, Nehebkau dessinées avec de l'oliban sur une bande Rx+19,2 de lin que l'homme (à protéger) aura placé autour de la gorge. C'est la méthode parfaite. Médications préparées en même temps pour chasser l'action d'un dieu ou Rx+19,3 l'action d'une déesse qui se retrouverait dans la chair d'un tel né d'une telle (et qui pourrait attaquer l'homme à protéger) : graine ´n-my et gattilier dont on broiera la racine Rx+19,4 dans de l'eau ; et (tout) cela (sera mis) dans de l'eau. Cela sera appliqué aux yeux (de l'homme à protéger). »

[NOTE A. C.-M. : Le début de ce passage que j'ai là aussi hésité à reporter ici nous montre une nouvelle façon de s'adresser aux dieux pour augmenter ses chances d'être entendu par eux et aidé. Nous avons vu les éventuelles stratagèmes mis en place pour diminuer la portée effective de certaines formules dont le remplacement par un ingrédient moins chargé aurait put être de nature à envoyer le signale d'une moindre mobilisation sur un cas traité par un prêtre non assermenté ou par un charlatan qui aurait accès au texte. Donc la potion et ce que l'on y met compte tout autant que l'adressage que l'on formule à un dieu qui doit être le bon pour une pathologie donnée sous peine de l'agacer et de le rendre moins attentif la fois prochaine alors que son intervention aurait été souhaitable. Le produit, le dieu, la prière et là s'ajoute son effigie. Il faut bien savoir que ce type de construction thérapeutique mettant le divin au centre doit nécessairement mettre en regard d'une attaque démoniaque à l'origine de la plupart des maladies, des dieux et des gens capables de se faire entendre d'eux. Si la cause est exacte (attaque démoniaque) alors l'origine est incontestablement divine et la réponse, sacerdotale.
Là où le
massage, même dégradé, pourrait être constitué, c'est avec l'emploie de la formule injonctive « [...] sera appliqué aux yeux (de l'homme à protéger). ». L'application, à moins que le versement ne s'épare sur la paupière sans contact, dès lors qu'elle mobilise le doigt par ses appuis et son amplitude circulaire, devient un massage par destination.]

  1. Protection du médecin par les baumes au gattilier
    [Bardinet clôt le paragraphe introductif de cette section par : Cette protection sera, comme dans la formule précédente, effectuée en utilisant des baumes protecteurs à base de gattilier dont le médecin s'enduit les paupières.]
    Fig. 41 (2/3)
     
    « Autre (préparation) pour chasser l'ombre d'un dieu qui se trouverait sur un tel né d'une telle (et qui pourrait attaquer l'homme à protéger) : feuilles d'acacia Rx+19,5 fraîches pilées, céleri frais pilé. Ce sera mis sur les paupières des yeux (de l'homme à protéger). »

Page 124

  1. [La préparation qui suit est incomplète et l'on ne sait pas trop ce qu'il faut en faire mais probablement l'appliquer là où le sujet nous porte à le faire à savoir, sur les paupières du médecin mais la présence de multiples graisses animales comme végétales me porte à vous la restituer.]
    Fig. 42
    (3/3)

    Correspondance JSesh : $r-V31:X1-$b-N33{{0,751,100}}**D51{{26,0,100}}**Z2{{377,616,100}}-W24-Z7-U28-G1-D21:X1-N33:Z2-U7:D21-V28-X1-W24-D52**X1{{21,722,100}}**X1{{525,722,100}}-T14-T14-A2-+lRx\+19,6+s-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-!
    I10:D46-I9:X1-I14-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-U2-G1-M17-Z7-F27-Z1-N29-Z7-N33{{0,736,100}}**N33{{6,365,100}}**N33{{17,0,100}}-N35-F35-I9:D21-X1:U15-Z7-E10{{0,121,94}}**M35{{226,0,29}}-G17:D21-!
    [[-//-//-//-//-]]-S29-G17-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-+lRx\+19,7+s-[[-//-//-]]

    « Autre (préparation) pour chasser l'ombre d'un dieu qui se trouverait sur un tel né d'une telle (et qui pourrait attaquer l'homme à protéger) : feuilles d'acacia Rx+19,5 fraîches pilées, céleri frais pilé. Ce sera mis sur les paupières des yeux (de l'homme à protéger). »

 

[NOTE A. C.-M. : Il y a un autre aspect que j'aimerais aborder et qui tient à la nature anaphrodisiaque du gattilier Information ouverte dans une nouvelle page en association avec une proposition de massage thanato-morbide démonique. Nous observons bien le mouvement ascendant des influences successives des sèmes religieux (politiques, sociaux) et médicaux, passant d'une culture à l'autre avant que le second finisse par se séparer du premier par déhiscence Information ouverte dans une nouvelle page empirique, quand une science est mature elle se détache de ses a prioris religieux et superticieux (lorsque vous ne savez pas vous croyez, lorsque vous découvrez par déduction, vous pensez). En Grèce c'est l'École de Cnide qui sera le digne ré-affréteur des privilèges sacerdotaux arrangés à la mode hellène Information ouverte dans une nouvelle page et c'est celle de Cos qui, sous l'impulsion d'Hippocrate (vers -460 - vers -377), viendra sonner le début d'une longue séparation qui durera jusqu'au XIX siècle par exemple en France quand les Ordres médicaux reprendront la main sur l'organisation séculière de la médecine et de ses hôpitaux par les religieux gestionnaires de nos corps et de la passation de nos âmes. Combien de guérisons inexpliquées se voient encore en 2020 qualifiées de miraculeuse par ceux qui en réchappent ?

Au regard de cette ventilation historique, le gattilier est un arbuste semblable à celui de la genèse et le corps peut en avoir sous bien des aspects également la forme, à ceci prêt que le fruit défendu est ici une baie toxique au désir préconisée depuis l'époque mésopotamienne pour luter contre les désordres urogénitaux et ses vertus supposées calmantes, ce qui s'est vérifié par la suite. Sa conjonction avec la sexualité fut graduellement décrite puisque l'on sait par exemple qu'il agit sur les règles douloureuses des femmes et les mastalgies (douleurs aux seins). La production cataméniale (règles) étant d'origine hormonale, on pouvait donc en déduire dans une logique traditionnelle que ses capacités calmantes s'appliqueraient tout autant à la vigueur sexuelle des hommes, ce qui apaise l'une apaise l'autre.

Il fut ainsi qualifié par formulation antithétique de poivre des moines opposant à la fois les caractéristiques olfacto-gustatives supposées restituer en énergie sexuelle le feu qui se développe en bouche et possiblement autre part à des moines censés rester vertueux. Évidemment, comme la vertu chrétienne l'emporte sur le désir profane, ce poivre des moines renonce à son feu et éteint suffisamment celui des hommes pour avoir également été appelé « arbre chaste » puisque ses rameaux, mis dans les literies étaient supposés les ardeurs sexuelles. Thierry Bardinet nous indique page 127 combien il est peu aisé de savoir à quelle plante se rapporte telle appellation vernaculaire égyptienne et que le papyrus médical Louvre E 32847 donnait ici suffisamment d'indications géographiques et un descriptif visuel détaillé associé à des emplois divers qui se retrouvent décrits dans les textes grecs et romains pour nous permettre de faire une jonction juste avec notre botanique actuelle et l'identifier.

Ce poivre anaphrodisiaque mis sur, ou carrément, dans l'oeil du médecin était ainsi capable de diminuer l'intensité sexuelle du dieu Seth et de son binome Khonsou Information ouverte dans une nouvelle page dont la pénétration revenait à une saillie diabolique que ce poivre calmant rendait alors moins virulente. Cette association entre sexualité et maladie, coït du mal et coït homo-fréquencé dans le masculin manifeste ses relais jusque dans le massage puisque son injection liquide pourrait presque passer pour une seconde éjaculation osirienne injectée pour contrer Khonsou passant là aussi par un accouplement homo-sensible symbolique de l'oeil devenant un massage coïtal, et dans son application palpébrale Information ouverte dans une nouvelle page, cela implique une circularité entre le toucher et l'onction décrite. La charge du malin est donc vue ici comme une saillie alors que le massage peut, génériquement aussi être vu de la sorte à sa manière ; c'est une succession de prises sexuelles symboliques, activantes, avec les doigts qui s'enfoncent de façon répétée dans les chairs, relaxent, désordonnent et offrent un plaisir coupable et sa suite de renoncements nécessaires. La proximité originelle entre massage et désir, dans une prise en main différente sur une échelle de temps que celle de la sexualité projetée (projection) dans un ralenti savamment organisé semblable à une taxidermie de son espace immobile et travaillé se font face ici. Le plaisir du massage et l'attaque de la pénétration se conjuguent pour laisser émerger cette dimension thanato-morbide qui s'entrecroisent.

 

 

Ce qui est intéressant dans cette succession de registres c'est que nous nous rendons compte que l'anus est mal même pour un démon qui n'apprécie pas du tout d'être chassé par là et à présent c'est la sexualité qui semble, ici en tout cas, être associée à Seth/Khonsou dont la force de pénétration pathologique rejoint sa spécularité diabolique et coïtale.

L'apex Information ouverte dans une nouvelle page du doigt rejoint la membrane de la paupière pour l'agiter en son berceau, la farder d'onguent de gattilier perçu comme un apporteur de soins et en même temps, ce doigt qui fait du bien reste un doigt qui peut faire mal (doigt qui dénonce, doigt d'honneur, pouce vers le bas) et élément d'une main qui peut tout autant être associé à la médecine, au désir et au massage. L'auteur nous traduit page 126 ce registre duquel je ne restitue que la partie qui concerne mon développement :

« Il ne peut trouver les mains qui ont été saillies en tant qu'orifice Rx+20,4 quand la semence a jaillie dans sa main. Prends-garde à être sailli toi-même en saillissant cette pupille (?) qui est dans ces miens yeux [...]. »]. C'est étrange cette présence de la salissure par la jouissance, par le sperme perçu ici comme pathogène, sale parce que celui de Seth/Khonsou et la présence en filigrane du massage ayant disposé en cercles des lignes d'onguents venant contrecarrer le dessein méphitique de ces deux démons et de leurs émissaires. Dans cette phrase qui reste absconse, il y a quand même l'image rémanente de la masturbation qui surnage comme propagatrice de maladie et vecteur de massage (mastrurber c'est masser). De la même manière, et comme en miroir, la masturbation est à la fois source de plaisir en massage, d'assouvissement, mais aussi de souillures, de stigmatisations.

 

Page 131

  1. CHAPITRE III - Livre des tumeurs de Khonsou Information ouverte dans une nouvelle page (6/?)
    (Couvrant ici les Recto x +20 - Recto x +16,17) [enduire ; onguent]

[NOTE A. C.-M. : Le chapitre précédent était une introduction au Livre de Khonsou qui indiquait aux médecins comment se prémunir de Seth/Khonsou, et qui là, entre dans le détail. Thierry Bardinet nous explique combien Seth était le dieu des dérèglements somme toute assez mineurs ou en tout cas, soignables là où ceux Khonsou se démarquent par la virulence de ses attaques caractérisant souvent les maladies mortelles. Ici prières et considérations cliniques se mêlent et avec elles l'émergence de l'onction citée par l'auteur comme à la page 131 "Il existait au début du Nouvel Empire un autre traité des tumeurs qui nous est connu par le papyrus de Ebers. Son organisation et son contenu sont différents : on  trouve presque exclusivement des descriptions de tumeurs dont les caractéristiques communes sont d'être soignables médicalement (onguent) ou chirurgicalement (chirurgie puis onguent)."

 

Là encore nous pouvons conjecturer sur le niveau de massage nécessaire pour que l'onguent le formule mais il reste hautement masso-compatible, oindre c'est nécessairement enduire, c'est recouvrir avec les doigts, avec une spatule une surface ou une profondeur sensible (peau, hématome sous-cutanée) sur laquelle il s'agit de tenter d'intervenir soit par la pression, soit par le glissement par effet de drainage, soit par le produit appliqué sans oublier le ductus qui s'opère avec l'intervention de l'incantation. La prière à quels que dieux ou forces que ce soit, dès lors qu'elle intervient pendant le massage, aussi dégradé (pratique massoïde) ou parcellaire soit-il, devient un masso-tractus Information ouverte dans une nouvelle page à part entière. Cet combinaison d'organes qui va venir interagir pour constituer un appareil anatomique fonctionnel aura pour dynamique sa part organique, sa part magique et toutes contribueront à atteindre le mal par le bien de l'intention et de ses mécaniques interventionnelles. Il s'agira de toucher le corps, l'esprit, le spirituel, le mal, d'atteindre par la voix (prière), par la lecture (texte), par la récitation, par le toucher et par le retour pharmacodynamique de l'onguent, la justesse de l'intensité tactile et l'exhaussement divin. Je voudrais insister sur la nature profonde du verbal afin de ne pas le laisser à son sens de la distance mais de le ré-amarrer au sensible par la vibration et son effet placebo.

Th. Bardinet nous dit que le pEbers Information ouverte dans une nouvelle page contient un autre traité des tumeurs et ajoute en note de bas de page 131 : "Voir Marie-Christine Graber-Baillard, « Papyrus médicaux de l'Égypte ancienne : le traité des tumeurs (papyrus Eb. 857 à 877) », Kyphi 1, 1998, p. 9-62, avec renvoies aux travaux de Bendix Ebbell. Le réel pathologique que M.-Chr Graber-Baillardour reconnaît, pour les tumeurs soignées [p. 132] uniquement par les onguents, est le suivant lésion infectieuse non spécifique telle une acnée, adènite Information ouverte dans une nouvelle page inflammatoire ou suppurée (Eb. 857) ; anthrax, phlegmon circonscrit (Eb. 858) ; adènite aiguë, adénophlegmon circonscrit (Eb. 859) ; adènite chronique suppurée et fistulée, actinomycose, abcès chronique en relation avec une affection dentaire (Eb. 861) fistule, abcès, adènite chronique, actinomycose, anthrax (Eb. 862). Pour les tumeurs enlevées chirurgicalement (avec mise en place d'onguents post chirurgicaux), elle propose : kyste sébacè, lipome sinon adènite tuberculeuse (Eb. 860) ; lipome, fibrome ou hygroma Information ouverte dans une nouvelle page chronique, [...]" donc il faudrait voir la place de l'onguent dans cet ouvrage.

 

  1. Page 132 au milieux du premier paragraphe nous avons : "Quatre paragraphes, dont trois tirés de ce papyrus et un provenant du papyrus de Berlin, parlent de la « tumeur de Khonsou » et la classe parmi les affections non soignables par les onguents ou la chirurgie.".

 

  1. Page 134 (en cas de doute d'une tumeur de Khonsou) [enduire ; onguent ; graisse/huile]

[NOTE A. C.-M. : Lorsque le médecin est confronté à une tumeur de Khonsou Information ouverte dans une nouvelle page, et comme le stipulent souvent les textes désignant les cancers que l'Égypte connaissait et qualifiait d'incurable, il est préconisé de ne rien faire et éviter de la toucher avec sa main pour éviter la contamination perçue à cette époque comme une attaque démoniaque. Seulement en cas de doute il peut toujours tenter d'intervenir tout en récitant une prière pour s'en prémunir. Dans le passage qui suit, l'onction reste d'une masso-compatibilité relative puisqu'elle semble se réduire à de la cire et à un bandage mais la suite de la traduction qu'en fait Bardinet ré-attire notre attention :

"...en cas de doute persistant, le médecin s'applique un traitement car, dans les cas vraiment litigieux, il fallait mieux risquer de traiter inutilement plutôt que de laisser s'étendre une affection qui, prise à temps, aurait put être soignée. Encore s'agit-il d'un onguent résolutif dont l'application prête moins à conséquence qu'une chirurgie [puisque les égyptiens opéraient.] intempestive :

« Médication pour détruire une tumeur ou bien de Khonsou (ou bien) d'un autre type de tumeur suintante qui se développe chez un homme : ail frais, rtyw. (Ce) sera moulu finement, (avec) du nbyt ajouté et de la cire ensuite. Pansez avec cela jusqu'à ce qu'elle soit effondrée. Après, tu devras l'enduire avec de la graisse/huile saupoudrée avec de l'alun. Par la suite, tu devras la soigner avec de la graisse/huile, du miel, jusqu'à ce qu'elle aille mieux. » Cette recette est également citée dans le pBerlin 52 mais nous retrouverons ces mentions plus loin avec les hiéroglyphes correspondants.

[Si nous procédons à une lecture thanato-morbide, quelque part le suit de la tumeur pourrait presque être mis au même niveau que l'huile d'un masseur devenu toxique. N'oublions pas que la maladie atteint, qu'elle touche la victime, la pénètre dans une matrice sexuelo-morbide, s'y immisce comme un massage pourrait le faire mais ici pour nuire, tuer par vocation. Le principe des massages thanato-morbides c'est justement de constater un détournement des sens habituellement utilisés pour faire du bien par le toucher, la sensation s'inversent par l'emploie de la torture, de la question, ou ici la maladie exploitant ces sens pour faire mal.]

 

  1. Page 142

[Ce surgissement du thanato-morbide se retrouve dans le hiéroglyphe qui suit avec de sérieuses similitudes avec le massage et ses positions : Rx+ 21,5 « Autre formule. Ceci est ton sang, le jour où tu l'as perdu (litt. où tu as saigné pour cela), Ô Toi qui est sur ton ventre (=Osiris), au moment même où tu as coupé la tête de Rx+ 21,6 leurs pères dans la Campagne des simulacres, dans le Champs des roseaux, (sang) qu'à ramené Isis en son sein et Bastet sur sa peau. ».]

 

  1. Page 143 - (onguent)

[NOTE A. C.-M. : Simple rappel de Th. Gardinet "La maladie du patient peut être comparée aux atteintes corporelles infligées par Khonsou à Celui au coeur fatigué, donc à Osiris mort, mais il peut s'agir encore d'une évocation d'Osiris ressuscité, guéri de ses maladies. Cette formule dont il ne reste que la fin viendrait protéger le médecin dont on a vu au chapitre précédent qu'il mettait sur ses paupières un onguent de graine de gattilier."

[Pourtant, ce que nous pouvons souligner c'est le clin-d'oeil masso-thanatique qui existe entre Celui au coeur fatigué qui renvoie anachroniquement au massage cardiaque (réverso-thanatique), sachant quand même que le parallèle se poursuit par déplacements puisque pour éviter que les démons ne détériorent le corps du médecin, c'est par un autre massage mais circum-oculaire que l'on intervient.]

 

  1. Page 145 - (onguent)

Mise en place d'un onguent évitant la récidive des tumeurs opérées

[Cette fois-ci l'onguent est carrément dans le titre puis re-cité par l'auteur mais ce n'est encore pas pour cette fois que nous aurons la big info dont nous rêvons seulement nous avons ces deux entrées : "La description des effets de la substance anti-germinative contenue dans l'onguent mis en place après l'intervention chirurgicale fait probablement partie intégrante de la formule magique." puis p. 146 :

"L'onguent anti-récidive s'opposerait à une partie de la tumeur qui subsisterait dans la plaie." Il faudrait voir comment se présentait cet onguent et comment on l'appliquait sur la zone malade, mais, comme le massage cardiaque est réverso-thanatique c'est-à-dire qu'il part d'un principe de mort pour ramener à la vie, notre onguent procède de la même manière et c'est bien comme tel qu'il est convoqué. De plus Thierry Bardinet explique la fonction anti-germinative de cette substance qui devient une sorte de pesticide destiné à lutter contre l'invasion des ganglions lymphatiques qui grossissent sous l'effet du cancer. Donc, quelque part, le massage devient le propagateur de cet anti-démobiotique, il est l'instrument du recul.]

 

  1. P. 154 : Ici je fais une micro aparté qui présente une très belle association avec le massage même très lointaine : "Quand tu as mis dans Osiris tes doigts réunis" que Th. Bardinet traduit par (quand tu t'ai mis à (le) manger.). Cela me fait penser à La manducation de la parole Ed. Gallimard 1975 Fiche techniqueMarcel Jousse (1886-1961) explique que lorsque l'enseigneur (l'enseignant) se départit de son savoir par le biais de son cours il se fait manger par ses élèves s'emparant des parties de lui dites. Et quelque part nous pourrions en dire autant du masseur mais là nous avons encore une fois un lien inter-sens qui implique la mains touchant, palpant, s'emparant d'Osiris pour le porter à la bouche de Khonsou Information ouverte dans une nouvelle page.
     
  2. Page 158 - Quatrième partie - Clinique des tumeurs dues à Khonsou

[NOTE A. C.-M.: Au bas de la page nous avons cette insertion masso-réverso-thanatique dans lequel le principe de mort propagé par Khonsou ou ses acolytes parfois même originaires d'autres culture se voit dérangé, combattu et parfois guéri par l'onction mais qui, ici connaît ses limites : "Pour les égyptiens, cette tumeur [de Khonsou et à expression cancéreuse] est le type même de l'atteinte mortelle qu'ils ne savaient pas éliminer par la chirurgie ou détruire par les onguents."

  1. P. 161 "Les tumeurs décrites sont souvent comparées à d'autres tumeurs qui présentent des caractéristiques communes mais qu'il ne fallait pas confondre, car de pronostic moins graves et que l'on savait traiter plus facilement, par la chirurgie ou par les onguents."

 

  1. Page 166 - Descriptif concernant un cancer de la mâchoire [oindre]

[NOTE A. C.-M.: Le passage qui suit dispose d'un appareil masso-sensible faible si nous le réduisons à sa seule surface d'application même s'il n'en utilise pas moins à nouveau le mot [oindre] mais il se combine avec une autre forme de projection salivaire qui en fait probablement le plus ancien témoignage de contamination par voie aérienne. Le vocable que nous recherchons parmi ceux pouvant se prêter au massage et que nous listons consciencieusement depuis le début est bien présent mais il vient percuter (=percussion), télescoper (=massage), une inclusive masso thanato-morbide par postillonnage qu'il aborde. Postillonner touche, atteint et donc masse et contamine au lieu de relaxer, c'est donc l'intention qui change. Je sais qu'il peut paraître surprenant d'adjoindre le postillon à un massage mais il se constitue de la salive, qui, à l'instar du crachat sont des médiateurs du massage. Nous le retrouvons pourtant employé comme tel en Afrique dans Des sources du savoir aux médicaments du futur, Fleurentin, Pelt et Mazars, Ed. IRD, 2002 TDM  Fiche technique p. 341-342 : Le massage, une forme de traitement dans la médecine traditionnelle chez les Seereer Siin du Sénégal, par Doris Burtscher, Felicia Heidenreich et Simone Kalis paragraphe 6, [Le traitement] nous lisons "Il crache sur ses mains et les passe sur le corps du malade de haut en bas. Par la salive, il transmet la force de ses prières sur le corps malade. Il répète la prière en crachant sur la personne et en la caressant, jusqu'à ce que le malade sente une amélioration."]

suite page 167

Correspondance JSesh :  +lRx\+30,21+s-[[-//-+l...+s-//-$r-N37:O34-Aa17-G1-Z7:Z5-Y1:Z2-]]-$b-+lRx\+31,1+s-$r-Aa1:O34-D46:Aa2-G17-Z7-W12-G1-M17-M17-X1:F18-$b-!
M17-D21-Q3{{34,641,70}}**F13\66**Z9{{500,711,56}}-V31A-Aa1:O34-D46:Aa2-G17-Z7-W12-G1-M17-M17-[[-X1:F18-]]-D2-Z1-D21:D36-X1-N35A-[[-D35-]]-S29-N37:D21-!
N5:N35-X1-[[-Z7-I9-G17-]]-F47:D21-X1-N33:Z2-V30:X1-M17-D21-M23-Z7:X1-[[-G28-G17-G17-]]-V31-[[-O34:N35:I9-]]-!
D26:Z2-G17-D21-Z1-I9-[[-//-//-]]-I9-U28-G1-[[-//-]]-[[-I10:D46-M17-N35:V31A-]]-+lRx\+31,2+s-D21:I9-A7-!
A7-Q3-Z7-$r-M17-D21-[[-//-//-]]-S29-D21:Z7-D46:Aa1-Aa2:D40-M23-Z7-$b-V28-N35:D36-F47:D21-X1-N33:Z2-D4-V28-T28:D21-!
D58-V30:Z1-A1-I10:O34-I9-D2-Z1-S29-X1-Aa15:O34-W22:D40-Aa1:O34-D46:Aa2-[[-En-oindre-cette-ulceration-]]-Q3:I9-M17-G17-$r-I10:D46-Aa1:D21-V31A-G17-V28-D28-$b-!
$r-G1-Z7-Y1:Z2-$b-+lRx\+31,3+s-I9{{0,411,100}}**U34{{302,0,98}}-A24-N35:X1-N35:X1-D26:Z2-M3\143**Aa1{{134,381,121}}**X1{{854,647,124}}-D55-D35-Q3:O34-W12-D26:Z2-R4:X1-Z2:V31A-D2:D21-S29-!
Aa1:D21-D35:N35-G1-M17-N37:N37-D26:Z2-Q3-Z7-M17-M17-D1-Q3:Z4-D21-Z1-A1-Q3:O34-W12-D26:Z2-D1-Z1-Q3{{8,340,139}}**O34\137**X1{{717,669,136}}-Z4-D24:D24-[[-//-!
//-//-//-//-//-]]-+lRx\+31,4+s-Q3-Z7-M17-N37:N37-D26-Q3:N35-D46:O34-T30-N35:X1-N35:X1-D26:Z2-!
D1-Q3:Z4-D21-Z1-A1-! 

TRADUCTION DE BARDINET : Rx+30,21 [... Descriptif médical concernant] Rx+31,1 une ulcération-sd de la mâchoire. Si tu cherches les signes distinctifs d'une ulcération sd de la mâchoire qui laisse couler un liquide [qui ne peut être] desséché [avec] aucune médication et que t [trouves] en outre du sang dans son ouverture [...] (?) [...] [tu diras] Rx+31,2 à ce propos : c'est un homme perdu. Mais si [...] traites-le avec une médication que fera le prêtre ritualiste en personne pour cela. » En oindre cette ulcération sd. Tu diras comme formule magique : Rx+31,3 « Sois repoussé, écoulement salivaire ! recule ! Tes (il s'adresse au démon) substances pathogènes (litt. offrandes) ne seront pas crachées par son moyen. N'existera pas (=ne reviendra pas) cette salive sur ma bouche, le crachat qui se trouverait sur ces miennes lèvres [...] de cette salive car est coupé l'écoulement salivaire (qui viendrait) sur ma bouche. »

 

  1. Page 174 [huile du dieu Igaï ]
    [NOTE : Il s'agit là que de faire un parallèle entre incantation destinée à éloigner un oeudème blanc et ce à quoi l'image se prête en terme d'interprétation visuelle : « Sois conjuré ! Voilà, elle est dans ma main, l'huile du dieu Igaï , et j'éloigne Khonsou de ses offrandes, car dans ma main je tiens du pain et ma main tient des excréments. » Seulement que fait ce dieu avec cette huile dans sa main offerte en offrande à Khonsou ? y reste-t-elle passive comme dans un creusé offert en présent ou finit-elle par couler quelque part, répandue sur quelque hôtel divinatoire ? De la même façon, que fait le médecin lorsqu'il déclare avoir pain et excrément dans sa main ?]

 

  1. Page 185 [graisse/huile, graisse de taureau, huile de lin, graisse d'ibex]
    [NOTE : Dans le cadre d'une affection du sein que les égyptiens savaient distinguer entre cancer et abcès p. 184, nous avons à la suivante l'évocation d'un bandage certes, mais avec l'emploie de
    graisse/huile : ] TRADUCTION DE BARDINET : « Tu lui prépareras les médications pour détruire les surélévations de pus dans son sein droit ou gauche : V5,7 feuilles d'acacia, feuilles de jujubier, graisse de taureau, cire, graisse/huile, huile de lin, ocre jaune, morceau (de pain), cumin, V5,8 oxyde de fer, graisse d'ibex. Ce sera broyé. On posera un bandage sur cela. »

 

  1.  Page 186 [onguent]
    Descriptif concernant un kyste
    [NOTE
    A. C.-M.: Ici nous avons juste une évocation alternative : "(p. 185) La tumeur se trouve entre les couches externes et internes qui la compose. Il s'agit sans aucun doute d'un kyste (p. 186) et, selon son état, le chef des médecins pourra s'en charger (onguent)..."]

 

  1. Page 188 [prières impliquant les articulations, onguents]
    Fin d'un texte de protection du médecin

    TRADUCTION DE BARDINET : « V7,1 N'appuie pas sur ces miens orteils, garde-toi de l'articulation de mes orteils, car ma colonne vertébrale est la co[lonne vertébrale] V7,2 du dieu Atoum, mes orteils sont les orteils du dieu Atoum. Atoum est contre toi, le dieu maître, V7,3 des différentes parties du corps qui s'est assemblé de lui-même. Ses parties du corps se sont réunies afin de créer ce qui est mauvais et ce qui est néfaste. »
  2. Page 190 [onguents] puis Descriptif concernant des furoncles nécrosant où là "Par précaution, seuls les onguents sont préconisés. Ils ne doivent pas être trop corrosifs et surajouter une nécrose tissulaire."
  3. Page 191 [graisse] Dans le cadre d'un abcès à l'aine, après plusieurs propositions prescriptives hiéroglyphiques que je ne restituerai pas, nous avons une entrée avec un apport de graisse ainsi qu'une application de miel alors que l'on connaît aujourd'hui ses vertus cicatrisantes.

    TRADUCTION DE BARDINET : « [...] Par la suite, tu la soigneras avec de la graisse, du miel, une compresse [...]. »
    Correspondance JSesh 7.3.7. :
    +lV8,6+s-[[-//-//-//-//-//-//-]]-M17-D21-G17-M3**Aa1{{0,506,100}}**X1{{548,720,100}}-D54-S29-Z7-D21{{12,0,100}}**Aa1{{0,701,53}}**Y1{{348,806,55}}-V31A-M23-Z7-!
    G17-U7:D21-V28-X1-W24:Z2-L2-W24:Z2-X1{{0,768,100}}**X1{{491,768,100}}**I9{{17,0,100}}-F37-[[-//-//-//-]]
     
  4. Page 198 - [graisse/huile]
    [NOTE A. C.-M.: Ici nous somme dans le cadre d'un empoisonnement mais sur une préparation qui semble plus proche de l'emplâtre, du masque à poser sur le visage avec un massage particulièrement dégradé et réduit aux gestes nécessaires à une application peut-être enrichie par quelques appuis destinés à faire pénétrer la texture dans les pores de la peau, à ce titre je vous en communique le texte isolé à notre partie et amputé de sa correspondance hiéroglyphique : TEXTE DE BARDINET : « [Si ...] tu lui prépareras : farine d'orge cuite, farine de la plante-''m'm cuite, graisse/huile. Chauffer et réduire en une seule masse et appliquer au visage jusqu'à sa guérison. ».]

 

Page 211 - INSTRUCTIONS POUR L'EMBAUMEMENT - chapitre IV [onguent]

  1. Notre connaissance des techniques d'embaumement des grands personnages de la cour royale - (Verso 16,17 - verso 19,41)
    [NOTE
    A. C.-M.: Dès le premier paragraphe Bardinet cite les volumes d'hommages à Jean Yoyotte où il y aurait "un article concernant la composition des onguents protecteurs imprégnant  les bandelettes des momies ainsi que la chronologie générale des opérations d'embaumement." (Donc voir si le massage thanato-morbide ne serait pas constitué dans cet article sachant que tout ce passage de Bardinet donne des pistes.) A la page suivante explique le rôle du médecin dans l'embaumement pour stopper l'évolution de la maladie qui continue son travail de sape et précise alors que les onguents sont qualifié de "médication" (donc surveiller ces associations de termes en remplacement d'onguents et le stade de massage correspondant. Par exemple, est-ce que les onguents servant à imprégner les bandelettes sont massage ou pas et si oui ce que je pense, l'inscrire dans un stade 1 ? Voir aussi p. 213.).]

    TEXTE DE BARDINET : Quelques passages ont été cités dans un article publié dans les
    volumes d'hommages dédiés à la mémoire de Jean Yoyotte, un article concernant la composition des onguents protecteurs imprégnant  les bandelettes des momies ainsi que la chronologie générale des opérations d'embaumement. [...] Ce qu'apporte le papyrus du Louvre est très important, car il fournit des renseignements qui manquaient sur les pratiques funéraires des anciens égyptiens. C'est en utilisant les données nouvelles qu'il apporte
    p. 212 que l'on peut enfin arriver à suivre pour la première fois le parcours du défunt dans l'atelier
    d'embaumement. [...] Le médecin était concerné, cette dégradation étant conçue comme la continuation de la maladie qui avait emporté le défunt, les mêmes agents pathogènes continuaient d'agir. C'est la raison pour laquelle on utilise des termes médicaux pour parler de la momification, l'exemple le plus frappant étant l'emploi du mot "prt/médication" pour parler des onguents de l'embaumement.


    LES SOIXANTE-DIX JOURS DE L'EMBAUMEMENT - chapitre IV p. 213/214/215 [huile de lin, frottée, onguent, imprégnées par immersion,]
  2. Page 213
    [NOTE
    A. C.-M.: Notre texte va préciser que le médecin devrait surveiller l'éviscération (il ne la pratiquait donc pas), vérifiait la bonne qualité des onguents imprégnant les bandelettes de l'emmaillotage, puis s'assurait de la bonne mise en place des bandelettes et des doigtiers protecteurs (autour des doigts du défunt). Il vérifiait donc que la momie était, du point de vue médical, bien soignée et pansée. [...] Notre texte parlera encore d'autres intervenant qui assuraient la partie rituelle et la protection magique. C'était le prêtre-ritualiste, le prêtre embaumeur, le magicien et l'exorciste qui, autant que le médecin, connaissent le secret des onguents destinés à l'embaumement.]
  3. [p. 214 NOTE A. C.-M.: l'onguent est présenté comme une préparation à base d'huile de lin et de résine de pin-parasol dans laquelle étaient plongées les momies égyptiennes mais aussi les bandelettes. Donc, reste à savoir si elles, momies et/ou bandelettes étaient frottées et quelque part massées ou juste imprégnées par immersion ? Mais, même par immersion, le massage reste constitué même si son intrication se dégrade.]
    TEXTE DE BARDINET : "Pendant les quinze premiers jours de la période de 70 jours, sont effectuées les opérations suivantes : éviscération, extraction (non obligatoire) de la matière cérébrale, salage du corps au natron avec bourrage provisoire de l'abdomen au moyen de sacs de natron ; puis enlèvement de ce bourrage et bain pendant une nuit dans l'onguent-sft [sft signifie mélanger], mélange d'huile de lin et de résine de pin-parasol (avec adjonction de bitume à la Basse époque), afin de bien imprégner tous les replis du corps et des cavités internes du cadavre exposé par l'éviscération. Si l'on estime que l'extraction du cerveau, l'éviscération et le début du salage avaient lieu le même jour (le premier) et que le bain dans l'onguent n'intéressait que la dernière nuit, le salage de la momie durait quinze jours." [A ce stade de mes recherches de nature à étayer mes assertions sur le postulat de massages thanato-morbide, il faudrait savoir si le corps de la momie était passivement immergée dans l'onguent afin que l'huile procède par elle-même au comblement et à l'hydratation des cavités ou si elle était plus activement frottée, manipulée et donc par nature massé ?
    Le paragraphe qui suit aborde l'imprégnation des bandelettes de la momie avec un
    onguent. Là aussi, sont-elle juste immergées ou font-elles l'objet de ré-onction sur le défunt ce qui formaliserait une autre forme de massage péri-mortem. Alors il s'agirait là de quoi ? masser des bandelettes ? Et bien oui, absolument, le massage, de tout temps c'est emparé des médiateurs textiles pour en exploiter les duvets pour la sensation, les crins pour la circulation sanguine, d'ailleurs, ne parle-t-on pas de friction en manteau, d'emmaillotement, d'enveloppement corporel total ou partiel avec un linge ? La bandelette participe à la conservation directe du corps du défunt à la manière d'une peau adjonctive et cette conservation passe, comme nous le constatons parfois par la friction du mort mais aussi celle des bandelettes qui viennent en recouvrement à la manière de ce que nous pouvons encore constater au XXIe siècle lorsque nous recouvrons le corps de nos massé-es de serviettes de bain, de draps, parfois même préalablement chauffé, et ce, particulièrement dans la culture américaine désireuse à la fois de dissimuler la nudité mais aussi préserver la chaleur corporelle. Dans notre cas d'école ce n'est pas du froid que l'on veut se préserver mais de la putréfaction des chairs.]
     
  4. Mise en place des bandelettes imprégnées de résines - chapitre IV [p. 220 - malaxer intimement].
    Page 220 TEXTE DE BARDINET : "Ensuite, il (= l'attendant des bandagistes) devra malaxer intimement la médication et il devra tremper les bandelettes de tissu dans cette médication".

    [NOTE A. C.-M.: Ce que nous retiendrons dans ce passage c'est bien sûr l'expression "malaxer intimement". Le massage partage avec l'art culinaire certains mots comme malaxation et plus anciennement encore celui de pétrissage de la pâte à pain qui présente les même caractéristiques que'avec celui d'une pâte à peau.
    La préparation n'est pas seulement consciencieusement "malaxées" mais elle l'est, "intimement", c'est-à-dire avec une succession d'enserrement, une recherche entre doigts et composants destinés à être rassemblés, confondus et mélangés à quelque chose de plus fort destinés, comme pour le massage, à pénétrer la texture des tissus, aussi bien végétaux qu'organiques.].
     
  5. Page 221/222
    Mise en place des masques protecteurs de la bouche et des yeux - chapitre IV
    TEXTE DE BARDINET : [p. 221 - onguent-sft de Biblos, onguent-sft des jardins, graisse de taureau, huile de lin, ].
    [NOTE A. C.-M.: En plus des bandelettes entourant le visage il fallait accorder à la bouche et aux yeux un traitement spécifiques puisqu'ils étaient, déjà du vivant de la personne, un des points de passages favoris des démons (nous l'avons vu, nombril, anus). Seulement ils leur fallait un traitement spécifique puisqu'ils devaient conserver leurs faculté dans la mort. Donc deux masques latéraux étaient formés et obstruaient les orifices de petits carrés rouges dont l'intensité colorimétrique est connus pour repousser le malin. Bardinet nous explique que ces deux masques étaient assez invariablement imprégnés d'huile de lin même si dans la liste de ce papyrus elle n'y paraît pas et ce, peut-être en raison des manques de texte. De fait, qui dit huile dit application et qui dit application dit massage. Pourtant, là l'auteur modère notre enthousiasme en écrivant "Ces deux listes offrent un véritable récapitulatif de toutes les résines qui pouvaient être mélangées et cuites dans l'huile de lin." Ainsi, notre huile n'est plus dans ce cas un médiateur extérieur ajouté par frictions comme l'on pourrait l'entendre en association avec le vocable huile, mais cuit avec. Donc nous voyons bien qu'en fonction de la manière dont elle entre en jeu change sa masso-dynamique finale. Toujours est-il que l'auteur explique dans cette page et la suivant combien l'onguent était protecteur et s'appliquait autour de la bouche et des yeux qu'il fallait protéger. De nos jours, le massage est un évacuateur de tensions mais aussi un anti-stress et donc, un protecteur des tentions à venir. Ce qui ajoute à l'aspect thanato-morbide c'est la mention de l'exorciste p. 224 qui doit chasser le démon qui oeuvre encore dans le corps du défunt comme le masseur doit chasser le stress de la personne massée. Donc là il s'agira d'exploiter davantage ce côté.].


    CHAPITRE V - Médications complémentaires pour la cour royale p. 226 (1/?)
    (Couvrant ici les verso 19,4 - verso 26,21) [enduire ; huile de ben]
  6. Suite de médications pour les maladies des yeux - p. 237
    [NOTE A. C.-M.: Ici il s'agira de soigner une affection de l'œil par l'oreille dont l'orifice est parmi ceux préférés des démons qui les empruntent pour entrer dans le corps et l'attaquer de l'intérieur. L'oreille sera ainsi enduite et donc massée afin de gêner l'intrusion. Je ne restitue pas le hiéroglyphe mais il est disponible.]
    TEXTE DE BARDINET :
    « Autre (médication), pour (les facteurs pathogènes qui causent) la spt (= « oeil rouge » : yeux de porc dont l'eau (= l'humeur) a été enlevée ; galène véritable ; ocre rouge ; hydromel. V22.3 Ceci sera préparé (Ebers : Ceci sera broyé finement et préparé) en une masse. Enduire l'oreille de l'homme jusqu'à ce qu'il guérisse parfaitement. »
  7. [Page 240 nous avons quelques mentions de graisse de taureau, d'huile de ben mais pour l'extraction d'un cil où la place du massage se voit particulièrement dégradée au regard de la superficie à traiter.]
     
  8. Formule magique pour la graisse/huile - p. 241 [graisse/huile]
    [Ce passage a ceci d'intéressant qu'il donne aux graisses/huiles des pouvoirs de protection intrinsèques et extrinsèques tenant à la nature de l'huile ou de la graisse qui, en hiérogliphes égyptiens, se distingueront en déterminant le contexte de la phrase ou par un déterminatif. Selon que le corps gras provient d'un animal ou d'un végétal associé à un dieu en ayant participé à sa guérison ou donné ou rendu une faculté perdue comme le gattilier Information ouverte dans une nouvelle page remplacera les yeux d'Osiris lorsqu'ils furent dispersés par Seth, celui-ci se chargera de pouvoir naturels, offerts en cadeaux ou apporté ultérieurement par le dieu lui-même ou par l'incantation, en le priant, en le sollicitant, en rappelant les services rendus. Ce qui nous intéresse ici c'est la présence d'une formule spécifiquement dédiée à ces médiateurs que j'appellerais oléeux.]
    « Formule pour la graisse/huile destinée à n'importe quel remède : Hommage à toi, oeil d'Horus, déesse Renenoutet qui es sur le dieu Hedj-Hotep, à qui Ré a donné la brillance devant l'Ennéade [groupe des neuf divinités de la mythologie égyptienne] des dieux. Isis la divine sort après que des glorifications lui ont été adressées devant le dieu Geb. Prends garde à elle, et ainsi de suite (=s'adresse au démon). Tiens-le... »
  9. Page 249 - Livre du ricin [enduira, massé, oint]
    [NOTE A. C.-M.: Le ricin fut utilisé dans la pharmacopée de l'Égypte ancienne mais pour l'instant, je ne retrouve mention de son huile sinon pour les lampes. Dans ce texte ce sont ses graines qui sont broyées et mélangées à de l'huile pour favoriser la pousse des cheveux dont on enduira la tête... On utilisera ainsi l'huile de ricin jusqu'au XIXe siècle au bénéfice jamais prouvé des cheveux et des barbes jusqu'à ce qu'on découvre sa toxicité mais toujours aucune preuve de son action sur les phanères. Là aussi nous en sommes réduit à interpréter ce que peut bien impliquer l'onction d'un cuir chevelu, est-ce juste déversé ou procède-t-on à des frictions ? Et bien, la traduction de Bardinet nous répond...]
    TEXTE DE BARDINET
    « [Connaître] V24.20 [ce qui peut être préparé avec] du ricin, tel que cela fut trouvé dans les écrits des anciens parmi les choses utiles aux hommes. [...] p. 250 En outre, la chevelure d'une femme croîtra grâce à V25.1 ses graines. Ce sera broyé finement en une seule masse, ajouté à de l'huile pour une femme dont on enduira la tête. En outre, une huile est préparée avec ses graines. En enduire le patient qui a des ww causés par l'émergence d'ww d'une (= dus à une) mauvaise nécrose. Alors V25.2 cela disparaîtra comme si rien ne s'était produit contre lui et il sera massé en étant oint de la même façon pendant 10 jours, étant oint le matin jusqu'à ce qu'ils (= les ww) soient chassés.
    La méthode parfaite des millions de fois. »
    [NOTE A. C.-M.: ]
    Correspondance JSesh 7.3.7. : $r-[[-D21:Aa1-Y1-]]-$b-+lV24,20+s-$r-[[-D4:D21-X1:Z2-G17-]]-$b-D46-G28-G17-M1-G17-G28-G17-M17-M17-X1:Z2-G17-!
    Y4-Y1:Z2-M17-M40-S29-Z7:X1-M2-Y1:Z2-G17-G25-X1:Aa1-Y1:Z2-N35-D21:V13-A1\57**B1{{555,5,56}}**Z2{{9,604,88}}-D21-K4\80**G1{{41,588,34}}**Z7{{554,594,69}}-A24-X1-Z7-Y5:N35-W24-!!
    Z7-X1-M3:Z2-I9-D2-Z1-N35:N35:N35-D21:D36-D21-D1-Z1-N35**X1{{24,493,100}}**Z4{{562,338,100}}-U23-G17-D21:G37-S29-N35:D58-Y1-Aa1:D21-I9-D2-Z1-D36:Z1-!
    N33:Z2-G17-X1-G1-M17-M17-I9-O1:D21-X1-U13-N33:Z2-D2:Z1-V28-N29:X1-$r-[[-$b-W24:Z2-$r-huile-]]-$b-Aa1:D21-O34\86**A1{{51,202,80}}**Z1{{836,600,100}}-D2:Z1-Z7-O4-M17-$r-[[-$b-Aa2:Z2-$r-enduire-]]-$b-G17-!
    D3:Z2-N35-Y1\102**B1{{40,337,75}}**X1{{578,857,100}}-G17-X1-G1-M17-M17-I9-+lV25,1+s-O1-D21:X1-N33:Z2-Aa27-W24-A24-Y4-Z7-Y1-G17-Aa1:X1-Y1:Z2-!
    T21**X1{{696,809,67}}**D36{{23,794,49}}-Z1-D21:D36-D2:Z1-$r-[[-$b-U7:D21-V28-$r-MASSER-]]-$b-X1-$r-[[-$b-W24:Z2-$r-oint-]]-$b-Aa1:D21-Y1\102**B1{{40,337,75}}**X1{{578,857,100}}-Aa15:O34-Z7-A24-D1-Z1-S29-D2:D21-S29-M17-Z7-X1{{83,760,100}}**W12{{78,0,71}}**D21{{0,472,67}}-Z7{{489,506,100}}**X1{{9,714,100}}**D4-$r-[[-$b-U7:D21-V28-$r-oint-]]-$b-! X1-$r-[[-$b-W24:Z2-$r-huile-]]-$b-G17-X1-G1-M17-M17-I9-O1-D21:X1-N33:Z2-Aa15:O34-Z7-A24-O34\86**A1{{51,202,80}}**Z1{{836,600,100}}-N35**X1{{24,493,100}}**Z4{{562,338,100}}-Z7-M16-G1-Aa2-T28:D21-!
    M17-V13:V13-X1-Aa2:Z2-N35:X1-Z7-M16-G1-Aa2-V28-V4-G1-Aa2:Z2-D58-M17-N35:G37-P6-D36:D54-I9-+lV25,2+s-D21-Z7-M17-!
    D54-W19-M17-X1{{23,670,100}}**N35**Z4{{558,518,100}}-D35-L1-D21-Aa1:X1-Y1:Z2-V30:X1-D21:I9-M17-Z7-Aa1:N35-T34-G17-Aa2-X1-Z7-I9-M23-Z7-X1-G17-! G37:D21-V28-W24-A24-W19-X1:X1-Y1-N5:Z2-V20-D2-Z1-G37:D21-V28-W24-A24-N14-G1-N5-D46:D21-A24-S29-N35:Z2-H6-V6-Z1-Y1:Z2-U5:D36-Y1-C11-Z1:Z2 

 [NOTE A. C.-M.: Nous voici en présence d'une formulation qui utilise le ricin sous la plupart des acceptions que nous lui connaissons encore aujourd'hui même s'il s'agit d'un reliquat égyptien que la science ne confirme pas nécessairement mais que des sites pseudo scientifiques véhiculent encore, cicatrisant, anti-chute de cheveux, repousse et laxatif. Parmi ses modes d'applications capillaires nous semblons avoir deux variantes si l'on s'en tient au texte de Th. Bardinet, "p. 250 ...la chevelure d'une femme croîtra grâce à ses graines." et il se trouve que ce sont d'elles que l'on obtient l'huile de ricin. Pourtant, le texte ne parle pas ici d'huile de ricin en tout cas pour en masser les cheveux des femmes, il stipule des les réduire en pâte et de les mélanger à de l'huile en mode générique "broyé finement en une seule masse, ajouté à de l'huile". Nous n'avons donc aucune information sur la plante dont cette huile sera tirée. Le médiateur huile sera ici utilisé comme un liant sans précision qui ne semble pas avoir d'importance alors que la suite de la traduction nous indique que les égyptiens connaissaient l'huile de ricin : "En outre, une huile est préparée avec ses graines." Quoi qu'il en soit, avec la préparation constituée le texte ancien parle bien d'"enduire la tête" et donc, de la masser. L'extrapolation onction/massage n'est pas d'une audace folle à moins de considérer qu'il ne s'agissait que d'un déversement et que les opérateurs se soient refuser à frictionner la tête au titre du soin comme il est naturelle de le faire au titre d'un shampoing ]

 

 

 

 

 

C'est fini

"Cette expression, dont la forme complète est « C'est fini du début jusqu'à la fin », indique que, plus qu'à la fin d'un texte, on a affaire à une copie qui a été parfaitement faite, sans omission aucune."


Médecins et magiciens à la cour du pharaon. Une étude du papyrus médical Louvre E 32847, T. Bardinet, Ed. Khéops et musée du Louvre, 2018 TDM  Fiche technique

 

Idées ´

Le cinéma c'est une succession de photos mais alors, est-ce qu'une seule photo suffit à faire du cinéma ? Non bien sûr si l'on isole le cinéma à sa cinétique visuelle mais pourtant, point de cinéma sans photographie, donc nous pouvons dire que l'image statique est le fondement du cinéma sans suffire tout-à-faire à le réaliser même s'il ne peut pas être réalisé sans elles successivement. L'image est la matrice prise entre le visuel et le mouvement, le sens du scénario et les sens corporels activés en empathie avec le film.

Les identités remarquables -

Il s'agirait de faire la différence entre un massage général du corps dans une projection artistique d'expressions diverses ou d'une de ses parties pour le soulager de l'emploi locale que l'on peut en faire afin d'intervenir sur à une affection

Le massage est le seul invariant seul change la méthode

et ressort par le éparer=répandre

 empuissanté - masso-vespéral