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Date de modification de la page : ven. 14 octobre 2016, 17:28

Non acquis.

TITRE : Est à votre disposition Du massage ou manipulation appliqué à la thérapeutique et à l'hygiène, par de 1880 in-18, 76p

AUTEUR : Jules Gautier, (médecin à Marçon, Sarthe, Dr).

ÉDITEUR : impr. de E. Monnoyer (Le Mans).

Date d'édition : 1885, unique édition.

Régime politique du contexte de l'ouvrage (en France) : Troisième République , (de Mars 1815 – juillet 1815.) Rédigée sous la présidence de Jules Grévy , (né le 15 août 1807 à Mont-sous-Vaudrey (Jura) et mort le 9 septembre 1891 dans la même commune.) Il exercera du 30 janvier 1879 – 2 décembre 1887. (8 ans, 10 mois et 2 jours). Son successeur sera Sadi Carnot .

Réédition :

Lieu d'impression : Paris, France.

LANGUE : français.

FORMAT : Thèse en un volume, complet in-18, cm., 72 pages.

Type : Thèse en un volume, complet, soutenue à la Faculté de médecine de Paris.

Date de mise en ligne : dimanche 9 octobre 2016, 9:50.

ISBN-13 : aucun

Droits : domaine public.

Crédit photographique : Le CFDRM.

Identifiant : http://www.cfdrm.fr

Numéro d'archives :

RELIURE : .

ILLUSTRATIONS : Non.

ETAT :

BIOGRAPHIE & THÈME : Médecine.

POIDS :

  

Description :

Résumé :

Extrait du livre :

Commentaires :

Fiche de repérage (mots clef) : à compléter
Massage, friction, pressions, pétrissages, malaxations, pincements, contact, frôlements, attouchement, frottement, orthopédie,

TDM : Traite ou emploie des termes liés au massage. Dans le titre, sujet de l'ouvrage.

P.5 "Le massage est aussi entre les mains d'un praticien instruit, un mode de traitement qui guérit très souvent et soulage toujours lorsqu'il est employé avec discernement. Sous son influence les vieillards voient leur vie se prolonger au delà d'une légitime espérance." page 5.

P.14 "Chacun sait bien que des malades trouvent un soulagement considérable à poser leurs propres mains sur le front, sur la nuque, au creux de l'estomac, sur la poitrine ou sur l'abdomen."

–  P.15 "Il est de fait qu'un grand nombre de personnes s'endorment en joignant les mains, ce qui donne à conclure que le contact des deux mains a une certaine influence sur la production de sommeil et doit être conseillé dans certaines conditions d'insomnie."

–  P. 19 "Qu'est-ce donc qu'une entorse ? L'entorse, encore appelée foulure, est l'effet d'un mouvement dans lequel une articulation est forcée au delà de sa limite naturelle, sans que les os souffrent d'un déplacement sensible."

[NB, Ici nous vous restituons le procédé de M. Lebâtard tel que repris par Estradère mais plus largement restitué par Gautier.]
–  
P. 32 Information ouverte dans une nouvelle page« Le malade étant assis tient la jambe blessée étendue, la plante du pied appuyée sur la jambe de l'opérateur. Il est préférable qu'elle y soit fixée par les mains d'un aide. Si l'opérateur agit sur le pied droit, il embrasse le talon dans la paume de la main gauche, le bascule de bas en haut et d'arrière en avant, exerçant de la sorte une forte traction sur le tendon d'Achille. Le pouce de la main gauche s'étend autant que possible sur tout le gonflement tibio-tarsien, en cherchant à amener derrière la malléole externe tous les tissus qui en sont le siège. Il procède ainsi en maintenant la même position du membre et du talon, jusqu'à ce qu'il ait ramené à sa forme naturelle l'articulation qui, primitivement, était tuméfiée. » Le gonflement dissipé sous l'influence de cette forte pression dirigée du bord externe au bord postérieur de la malléole externe, le pouce de la main gauche exerce encore des pressions moins puissantes pour terminer l'opération et rendre au pied, sur sa face externe, la forme naturelle.
La main droite agissant de concert avec la main gauche sur le membre entorsé, exerce les mêmes mouvements que la main gauche en contournant de la même façon la
malléole externe. La main droite prêtant son appui à la main gauche pour maintenir le talon dans la position susindiquée, ramène le pouce de la racine du gros orteil au-devant de l'articulation tibio-tarsienne, et fait exercer à celui-ci des mouvements de va-et-vient, de manière à détruire par une pression simultanée avec le pouce gauche le gonflement qui pourrait occuper la face interne du pied et de l'articulation.
Lorsque la face dorsale du pied et de l'articulation a, par ses
percussions rapides et successives, repris son état normal par l'absence de toute tuméfaction, l'opérateur saisit le talon par ses deux bords plantaires, et de la main droite il contourne l'extrémité inférieure de chacune des malléoles avec le médius et le pouce, dirige ceux-ci dans les rainures sous-malléolaires et exerce, à l'aide de ces deux doigts, une forte pression de bas en haut, du calcanéum aux bords du tendon d'Achille jusqu'à l'extrémité inférieure du mollet. Il répète cette pression longitudinale jusqu'à ce que le membre ait repris sa forme primitive. Abandonnant cette traction sur le talon, en le maintenant toutefois dans la main gauche, l'opérateur exerce de la main droite  sur la face dorsale du pied entorsé de fortes pressions, qui, dirigé de son extrémité inférieure à la supérieure, contournent l'articulation d'avant en arrière et obliquement de chaque côté. Le pied par cette manoeuvre retrouve sa forme primitive, et les douleurs déterminées par les différentes pressions, cessent à mesure qu'on les exerce. Le malade peut aussitôt se chausser et marcher, aucun appareil n'est nécessaire et le blessé reprend ses occupations le lendemain ou le surlendemain. Par ce procédé, on obtient la disparition de l'engorgement en quelques minutes, et s'il reste un peu de tuméfaction, elle disparaît en peu de jours. il en est de même de la douleur, qui se dissipe ordinairement en trois ou quatre jours.
L'empâtement subsiste encore longtemps dans les
entorses datant de quinze jours, trois ou six semaines; mais en aucun cas ni la douleur, ni l'empâtement ne persiste au point d'empêcher la marche. Dans tous les cas, au contraire, il faut faire marcher les malades aussitôt après la réduction ; enfin la réduction, quelle qu'ait pu être la gravité de l'épanchement, n'a jamais été suivit d'incidents inflammatoires. » Debout., De l'entorse.

– Gautier nous restitue aussi un lien suffisamment rare entre dame blanche et massage "Aussitôt arrivé, et sans autre préambule, cette dame mit le pied du patient sur ses genoux, lui fit exécuter des mouvements de bascule accompagnés de frictions et de pressions énergiques."

P.39/40 "Il faut, dit-il, procéder avec lenteur et une douceur extrême, puis on peut sans trop de hardiesse commencer par l'application des pouces sur les parties tuméfiées, les appuyer graduellement sur toutes les pointes engorgées ; après quoi; on applique la face palmaire des mains, en commençant mes pressions des parties les plus déclives vers la racine du membre. C'est ce second temps de l'opération que M. Girard appelle le massage proprement dit. Tout en agissant avec les mains, dans les gouttières de la région, après avoir pris le soin d'enduire ces organes d'un corps gras, ce qui rend leur contact moins sensible au malade et permet un frottement plus efficace et plus égal sur les parties contuses. Ce premier temps terminé, selon le genre d'entorse, et l'articulation intéressée, on peut faire exécuter quelques mouvements qui rappellent le jeu de l'organe et permettent d'apprécier les résultats immédiats du massage. Il faut avoir la précaution de ne pas exagérer ces tractions et de s'arrêter à la limite de la douleur."

P.52 Information ouverte dans une nouvelle page "L'orthopédie fait régulièrement appelle au massage ; il n'est peut-être pas une seule difformité congénitale ou acquise qui ne puisse être amendée ou guérie par l'usage judicieux de ce mode de traitement..." .

P. 53 Information ouverte dans une nouvelle page "Chez les femmes délicates à l'époque de la ménopause, on fera faire du massage, alterné avec des grands bains, ou seulement avec des frictions à l'aide d'un gant de flanelle, selon le degré de faiblesse de la maladie."

P.56 "Le christianisme n'a point été favorable à l'hygiène En ordonnant à ses fidèles de mépriser le corps pour ne penser qu'à l'âme, il  remplaça par des macérations les habitudes hygiéniques de l'antiquité."

 

Il cite Nélaton (p.6), Hippocrate (p.7 "Le médecin doit posséder l'expérience de beaucoup de chose, et, entre autres celle du massage. Le massage resserrera une articulation trop lâche et relâchera une articulation trop rigide."), Hérodote "On doit frictionner chaque partie en passant la main de haut en bas. Au commencement, la friction doit être légère et lente; ensuite, elle devra être rapide et accompagnée de pressions." Debout, de l'entorse, etc", Hufeland (p.8), Baudens Information ouverte dans une nouvelle page (p.22), Dupuytren Information ouverte dans une nouvelle page (p.26), M. Girard procédé de (p.28 Information ouverte dans une nouvelle page), M. Milet procédé de (p.32 Information ouverte dans une nouvelle page), M. Lebâtard procédé de (p.32 Information ouverte dans une nouvelle page), M. Rizet procédé de (p.39/40 Information ouverte dans une nouvelle page)

Lumbago ; Arthrite rhumatismale ; Arthrite goutteuse ; luxation traumatique ; torticolis ; asthme (p.52) ; apoplexie (p.52) ; paralysie atrophique (p.52) ; paralysie infantile (p.52) ; ménopause (p.53 Information ouverte dans une nouvelle page) ; Mahomet (p.56 Information ouverte dans une nouvelle page) ; Rousesau (p.56 Information ouverte dans une nouvelle page) ; Estradère (p.58 Information ouverte dans une nouvelle page) ; Piorry (p.58 Information ouverte dans une nouvelle page) ; Wallis (p.58 Information ouverte dans une nouvelle page)

Livre en ligne sur : Gallica.

Provenance :

Incorporation :

Accès à l'emprunt : Non acquis.

Statut de l'ouvrage :

Reconnaissance associative :

 

 

Commentaire des lecteurs Chaque personne ayant procédé à la lecture de ce livre pourra, si elle le souhaite, y faire paraître un commentaire ou un résumé en lien avec le massage.

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