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L'histoire du massage cardiaque. répulsion électrique entre les deux peaux avec le champs magnétique des électrons

L'arrêt cardiaque a de tout temps rimé avec mort irréversible, le coeur qui s'arrête, éteint avec lui la vie biologique qu'il animait depuis le début-même de la vie intra-utérine. On sait depuis longtemps déjà que le massage connu sous différents vocables encore utilisés aujourd'hui comme constituant une des technique qui le compose comme la friction, du latin fricamentum, ou le prétrissage qui prend ses racines du grec Massage qui signifie pétrin. Yn-Kang-Chi (deuxième empereur avant Fou-Hi) faisait faire chaque jour de l'exercice militaire à ses sujets... Un écrivain chinois de cette époque attribuait les maladies à "l'obstruction des humeurs" et précédait ainsi Hippocrate. Le sang était porteur de mauvaises humeurs et si la saigné hâtait son renouvellement, en masser les canaux constitué des avantages que les différentes époques s'appliquèrent à décrire. Ambroise Paré en 1575 préconise la friction comme William Harvey, auquel on doit d'importants travaux sur la circulation sanguine avait alors constater les effets positif du massage sur le corps en 1628.
Au XIXème siècle l'art du massage rencontre un nouvel intérêt de la part des paires de la médecine. Le mot emerge du verbe
masser au sens de se rassembler. Pehr Henrik Ling devient directeur de l'Institut central de gymnastique de Stockholm en 1913 et développe ce qui deviendra la massage suédois, largement inspiré des Tâo-Sse avec toutes les applications que cela pouvait avoir sur la réparation des corps.
Castex, dans Etude clinique et expérimentale sur le
massage que nous vous proposons dans son intégralité au CFDRM, travaillera sur les effets physiologique du massage allant jusqu'à l'autopsie d'animaux frappés pour l'occasion.

Les tentatives de réanimation ou de ressuscitation remontent aussi loin que l'homme tenta d'empêcher l'inéluctable et furent particulièrement utilisées dans les cas de noyades où l'on essaya diverses actions pour faire sortir les excédants d'eau et ré-insuffler la vie. Le massage cardiaque est indissociable de la réanimation. Ainsi, avant même toute logique thérapeutique, le simple fait de secouer un être cher en train de mourir, voir même déjà décédé, suffit à constituer non seulement un massage mais aussi une pratique destinée à le ramener à la vie. L'homme ne pouvait se contenter de ces pratiques primitives et spontanées sans élaborer, par empirisme, à force d'observation, d'imagination, des techniques dont certaines restent actuelles.
Plus pratiquement c'est A.-R. Piot qui, en 1882, rédigea une thèse sur la ressuscitation des animaux asphyxiés par une muselière étanche et réanimés par le soufflet intégré à son masque, accompagnée par "une pression énergique au niveau du coeur coïncidant avec l'expiration". Les allemands König et S.-F. Maass à Göttingen en 1892 furent les premiers à pratiquer un MCE ou massage cardiaque externe sur un enfant en arrêt cardiaque chloroformique qui été alors le moyen utilisé pour l'anesthésie.
Théodore Tuffier pratiqua quant à lui un MCI, massage cardiaque interne sur un homme victime d'une embolie pulmonaire en 1898 avec un succès momentané.

C'est le Dr William-Bennett Kouwenhoven qui en 1961 mais aussi Safar qui donnèrent au massage cardiaque toute sa dimension en décrivant scientifiquement les manipulations et le déroulé d'une intervention même s'ils considèrent encore à l'époque que l'efficacité était due au fait que les pressions rythmées sur le sternum, comprimaient le cœur entre les vertèbres et la colonne vertébrale en aidant à l'expulsion naturel du sang par le processus d'une systole aidée. Seulement échocardiographiques et ciné-angiographiques ont démontrée que les valves cardiaques perdent tout ou partie de leur efficacité pendant le massage cardiaque externe.
Dans les années 1980 il a été alors proposé que ce n'était pas la compression du muscle cardiaque qui était à lui seul à l'origine de la ré-activation de la circulation sanguine mais l'ensemble des pressions intrathoraciques sur la masse sanguine et les réservoirs artériels principales. Ainsi, lors d'un MCE, massage cardiaque externe, plus le coeur serait compressé fortement, plus l'incidence serait directe et tendrait à se substituer son action de pompe active. En cas de pression insuffisante pour inter-agir avec lui, ce serait les pressions intrathoraciques qui influeraient sur la circulation veineuse entre le coeur, les coronaires et le cerveau.
Il faut savoir que
l’efficacité du MCE décroît de 10% à chaque minute perdue et qu'après dix minutes d’arrêt cardiorespiratoire, le massage cardiaque externe devient inutile.
Leslie Geddes, Professeur Emérite Russe à la Purdue’s Weldon School of Biomedical Engineering qui propose une autre alternative intéressant la communauté scientifique, l'OAC pour only rythmic abdominal compression en utilisant une planche placée sur l'abdomen sur laquelle on imprime une pression en direction du coeur.

Sources :
Révolution dans le traitement des arrêts du coeur de Kouwenhoven par (France soir 1961) disponible à la bibliothèque du CFDRM
http://www.imedecin.com
http://www.sfar.org
Lire L'anesthésie-réanimation en France. Des origines à 1965 en partie disponible sur Google.
Urgences au domicile de Michel Van den Haute, Denis Baron

 

 

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